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Apéro écriture de lettres pour Georges Abdallah

Communiste libanais, militant de la cause palestinienne, emprisonné en France depuis 1984 et libérable depuis 1999.

Georges Ibrahim Abdallah est né à Kobayath - Akkar, dans le nord du Liban, le 2 avril 1951. Il a grandi à une époque où le Liban était plongé dans une guerre civile confessionnelle. Cette réalité de lutte, de résistance et de sacrifice a construit la conscience politique de Georges Abdallah et détermine son engagement révolutionnaire. Il choisit la résistance face aux massacres de masse perpétrés par les bourgeois confessionnalistes de tous bords et leurs alliés israéliens et franco-américains, et commence son engagement politique dans les rangs du Parti National Syrien (PNSS, progressiste et panarabe) pour rejoindre ensuite la résistance palestinienne en adhérant au Front Populaire pour la Libération de la Palestine (organisation marxiste palestinienne).

L’armée israélienne envahit le Liban le 6 juin 1982. Elle y fera des milliers de morts civils notamment lors des massacres de Sabra et Chatila les 16 et 17 septembre, qui feront près de cinq mille victimes. Cette invasion fut perpétrée avec la complicité des puissances occi-dentales. En riposte, des combattants libanais et arabes allèrent porter la guerre contre le sionisme et l’impérialisme dans le monde. Ce fut le cas des Fractions Armées Révolutionnaires Libanaises (FARL) qui entrèrent en action en Europe, et dont Georges Abdallah était membre. Emprisonné depuis 1984 Georges Abdallah a été arrêté à Lyon le 24 octobre 1984 et condamné en 1987 à la réclusion criminelle à perpétuité pour complicité dans l’exécution d’un responsable des services secrets israéliens en France et d’un attaché militaire étatsunien à Paris.

Lors de son premier procès, Georges Abdallah est jugé pour détention d’armes et d’explosifs et condamné à quatre années de détention. Cette peine est trop clémente aux yeux des États-Unis et le président Reagan intervient auprès du président français Mitterand. Les services secrets français « découvrent » alors opportunément des armes qui permettent de rejuger Georges Abdallah. En 1987 le procureur général, représentant de l’accusation, requiert une peine de dix ans contre Georges Abdallah. C’est insuffisant pour l’État français et ses alliés étatsuniens et israéliens. Après de nombreuses pressions, une cour d’exception le condamnera finalement à la perpétuité. Il est prouvé que l’avocat de Georges Abdallah, Jean-Paul Mazurier, lorsqu’il plaidait pour la « défense » de son client, était un agent des services secrets français. Cependant la validité du procès ne sera pas remise en cause.

Georges Abdallah n’a jamais abandonné son combat politique. Il est important pour nous de lui montrer notre soutien. Nous savons que les lettres reçues en prison sont toujours une source de force et de motivation pour les prisonnier.es.

Rejoignez nous nombreuses et nombreux au Café Gavroche (Boulevard James-Fazy 4, 1201 Genève) le mercredi 24 octobre dès 20h pour écrire, échanger et montrer que Georges Abdallah n’est pas seul dans son combat !

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