En 2007, Rafael Correa arrive au pouvoir en Equateur en appuyant, notamment, son programme sur la sortie de l’extractivisme et de la dépendance au pétrole. Cette volonté se concrétise à travers la Constitution de 2008 garantissant des droits à la nature.
Dans le faits, à partir de 2009, bien loin des ces idéaux politiques, le gouvernement de Correa intensifie l’extraction minière et pétrolière. Les luttes d’opposition menées, majoritairement, par des peuples autochtones et des paysans sont alors violemment réprimées et ensanglantées par la mort de plusieurs personnes. Le gouvernement va ensuite s’employer à criminaliser la protestation sociale en multipliant les arrestations et les peines de prison injustifiées.
Jusqu’à la fin de son mandat, Rafael Correa, va continuer ses politiques extractiviste et répressive en concessionnant aux entreprises chinoises près de 80% de l’Amazonie équatorienne et 15% de la surface totale du pays.
Loin de l’image progressiste que lui confère les gauches européennes, Correa n’a cessé de bafouer les droits humains et environnementaux durant ses deux mandats. Le texte qui suit a donc été écrit pour critiquer sa présence à l’Université de Genève et en interrompre la conférence.

« Vous qui vanter les politiques que vous avez menées durant vos deux mandats à la présidence de l’Equateur. Dites-nous la vérité ? Ce progrès, dont vous vous êtes fait l’apôtre et qui charme tant les gauches européennes, quel en a été le prix ? Vous, qui aviez placé au coeur de votre programme la sortie de l’extractivisme et de la dépendance au pétrole, qu’en est-il aujourd’hui ?
Parlez-nous de vos tentatives, dès 2009, de criminaliser la protestation sociale en interdisant par décret présidentiel des associations de défense des droits des minorités autochtones et de défense de l’environnement. Qu’en est-il, par exemple, d’Accion Ecologica, interdite en 2009 ? De la Fondation Pachamama, militant pour les droits des communautés autochtones et interdite en 2013 pour s’être opposer à votre plan d’exploitation pétrolière en Amazonie ? De la tentative d’explusion de son siège de la Confédération des Nationalités Indiennes d’Equateur en 2014 ?
Parlez-nous, M. Correa, de José Tendetza, leader Shuar opposé aux activités minières du projet Mirador mené par l’entreprise chinoise Ecuacorriente, enlevé, torturé et assasiné en décembre 2014 quelques jours avant de porter plainte devant le tribunal des droits de la nature à Lima !
Parlez-nous du cas de Javier Ramirez, un des leaders de la lutte contre l’exploitation minière menée par l’entreprise nationale équatorienne dans la région de l’Intag, arrêté et condamné pour sabotage, terrorisme et rébelion alors qu’il était absent au moment des faits et qui a passé 10 mois en prison. Qu’en est-il de son frère, Victor Hugo Ramirez, toujours menacé par un mandat d’arrêt, pour des faits qu’il n’a pas commis ?!?
Parlez-nous de Pepe Acacho et Pedro Mashiant, leader Shuars de la province de Zamora Chinchipe, opposés à l’extractivisme minier sur leurs terres et condamnés à 12 ans de prison pour la mort de leur compagnon, le professeur Bosco Wisuma, tué en réalité par l’intervention des forces de police !
Qu’en est-il, M. Correa, de tous ces militants autochtones et écologistes, de ces luttes citoyennes que votre gouvernement a réprimé durant vos mandats ? Qu’en est-il des droits de la nature, vous qui avez concessionné près de 80% de l’Amazonie équatorienne et près de 15% du territoire national ? Parlez-nous, vous le progressiste, amis de la gauche européenne, de votre position anti-avortement ?
Dites-nous la vérité ! Assumez la vérité !

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