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Moins ! n°43 : La violence en question !

La question de la violence dans les luttes sociales et écologistes est un enjeu majeur aujourd’hui. Pour les Etats, les médias et les classes dominantes, la violence est du côté des mouvements sociaux qui osent se rebeller. Mais de quelles violences parle-t-on ? Et qui peut définir ce qui est violent ? C’est face à ces interrogations que Moins a vu l’importance de mettre la violence en question.

Ce monde est chaotique et violent. La crise n’est pas seulement climatique, elle est générale (écologique, sociale, économique,..) et, des États aux multinationales, les responsables sont tous désignés. Mais comment lutter et retrouver une puissance d’agir collective pour faire advenir plus de solidarités et de justice sociale ? De Hong-Kong aux Gilets Jaunes, des Zads aux collectifs Justice et Vérité, l’histoire récente est pleine d’exemples de luttes qui ont démontré qu’il était possible de s’opposer aux dominants, aux évidences et à la fatalité. Mais, plus que ça, ces luttes nous ont démontré la nécessité d’allier, de différentes manières mais en complémentarité, le rapport de force (manifestations, sabotages, révoltes,..), le partage de savoirs (automédia, formations, rencontres,…) et l’élaboration d’alternatives (occupations, squats, auto-organisation,…). Que l’un ne pouvait faire sens, ni avoir d’impacts, sans les autres.

Mais les obstacles sont innombrables et permanents, en particulier en ce qui concerne la manière dont les États et les classes dominantes ont pu, à travers l’histoire infecter, pacifier nos luttes et nous déposséder de nos moyens de résistance. L’idée de ce dossier sur la « violence » provient de la nécessité de se doter d’outil d’analyse, de compréhension et d’action à propos d’une notion bien trop ambivalente, complexe et enjeu de pouvoir pour qu’on la laisse être définie par l’État, les médias et le discours dominant. Une manière de s’en saisir et lutter contre les attaques dont nos luttes sont les cibles (criminalisation, dépolitisation, délégitimation, répression…), condition préalable nécessaire à l’action émancipatrice et à la dénonciation des réelles violences subies au quotidien - qu’elles relèvent du sexisme, du racisme ou de l’exploitation capitaliste.

Une discussion nécessaire, une sorte de boîte à outils, un occasion de nourrir les débats, une manière de mener des réflexions à la hauteur de ce que l’on prétend défendre, et de se donner ensuite les moyens d’agir collectivement, autant comme forces de propositions et d’alternatives que force d’action.

P.-S.

Le numéro 43 de la revue Moins ! « La violence en question » est disponible dans différents lieux et kiosques. Il est possible de le commander ou de demander plus d’informations en écrivant à info@achetezmoins.ch, et pourquoi pas d’organiser des discussions, des rencontres, des débats.

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