« Una pelea entre un tigre y un burro amarrado. »

« Le combat entre un tigre et un âne attaché. »

À propos.

Début 2015 à Genève, des requérants d’asile ont constitué le collectif Stop Bunkers pour dénoncer l’hébergement dans les abris souterrains, ouverts par les autorités suisses. Elles prétextaient un afflux sans précédent et imprévisible de demandeurs d’asile pour imposer des conditions de vie indigne aux personnes en exil, situation qui perdure encore aujourd’hui. Le collectif Sans Retour lutte depuis deux ans à leur côté et a participé à la construction d’un puissant mouvement de contestation de la politique migratoire et d’accueil à Genève et en Suisse.

Nous ne faisons pas face à un manque de planification en matière d’asile. Au contraire, l’État laisse volontairement pourrir les lieux d’hébergement et impose les pires conditions d’existence aux personnes en exil. Ce qu’on appelle abusivement politique d’asile s’apparente en réalité à un système pensé et organisé pour dissuader les réfugié.e.s de venir en Suisse en les isolant, les précarisant et les enfermant.

Cette politique insupportable n’est pas un dysfonctionnement du système. Elle est un aperçu d’une forme de gestion des plus démunis, d’une gouvernance des pauvres. Nous nous organisons pour lutter contre la violence et le mépris de la classe politique et de celles et ceux qu’elle sert. Nous croyons à la résistance collective face au gouvernement de nos vies par l’État et l’économie capitaliste.

Une des formes de cette résistance passe par le recueil et la publication de témoignages et de paroles d’exilé.e.s. Une parole d’en bas, presque nécessairement dissidente, et qui n’est jamais ou si peu donnée à celles et ceux qui sont les mieux placé.e.s pour raconter leur vie et décrire les mécanismes d’oppression à l’œuvre. La collection Paroles en exil répond à la nécessité de diffuser ces discours, récits de parcours de vie ou prises de position.

Ce récit a été construit à partir d’un entretien mené au mois de mars 2017 à Genève entre une personne en exil venant de Colombie et deux membres du collectif Sans Retour. Ce texte est diffusé dans le cadre de la mobilisation contre le Sommet mondial des matières premières (Financial Times Commodities Global Summit) qui a lieu chaque année à Lausanne, avec la volonté de visibiliser les liens entre exploitation des matières premières et migration à travers la voix d’une personne en exil. L’entretien s’est tenu en français. Nous avons fait le choix de retranscrire cet entretien sous forme de récit, en cherchant à rester au plus proche de la forme orale. Cependant les questions posées par les membres de Sans Retour ne sont pas présentes dans le texte bien que les propos aient été recueillis dans une dynamique d’interview. Nous avons pris la liberté de féminiser la version écrite de ce récit.

Le Collectif Sans Retour
Genève, mars 2017

D’où je parle...

Je suis réfugié en Suisse depuis 2013. Je suis membre d’une organisation politique en Colombie qui s’appelle Congreso de los Pueblos. C’est un processus d’organisation sociale et politique qui regroupe différents secteurs de la Colombie indigène, la population noire, des étudiantEs, des habitantEs de quartiers, des femmes, des populations LGBTI, des défenseurEs des droits humains. C’est un processus vraiment intéressant, oui, c’est un peu l’héritage chrétien de construction horizontale par la base. Les décisions sont collectives, pas verticales et hiérarchisées, c’est un mouvement qui se construit à partir de la base. C’est... comment dire... retourner le pouvoir au peuple, aux citoyenNEs, c’est la vraie démocratie. Et nous sommes engagés en Colombie dans différents processus, par exemple la lutte contre les grandes multinationales qui exploitent nos ressources naturelles et pour la récupération des territoires qui leur ont été concédés, aussi pour la défense des droits humains et contre le néo-colonialisme qui est la nouvelle manifestation de l’impérialisme. En Colombie, j’étais engagé dans différents processus depuis que j’étais jeune : d’abord, dans le processus étudiant, et après, comme vétérinaire dans différents processus avec les paysanNEs. Et mon dernier travail a été dans le processus de récupération de terres qui ont été volées pendant la guerre. On pense qu’en Colombie environ 8 millions d’hectares ont été volés par les groupes paramilitaires d’extrême-droite et qu’aujourd’hui ces terres sont sous la main des grands propriétaires terriens. On espère justement, qu’après les accords de paix entre le gouvernement et les FARC, ces terres puissent retourner à leurs vrais propriétaires. Oui, beaucoup de ces terres aujourd’hui sont semées de caoutchouc et de palmiers à huile, des grandes grandes surfaces dans différentes régions en Colombie.

Quand on travaille en Colombie dans l’opposition au gouvernement et aussi dans la thématique des droits humains... on sait qu’on est toujours menacé. Oui, j’ai été menacé durant plusieurs années, je crois depuis que j’avais 16 ans. Mais je suis resté en Colombie. La chose qui a fait vraiment que j’ai quitté la Colombie, a été quand les groupes paramilitaires d’extrême-droite ont essayé d’enlever mon fils. A ce moment là, mon fils avait 9 ans. Et j’ai dit « merde ». C’est douloureux parce que mes enfants ne sont responsables en rien de ce que je fais comme militant en Colombie. Et mon organisation politique m’a dit :
« le mieux c’est que vous partiez pendant un temps ». J’ai dit oui. Et le gouvernement suisse a décidé de me protéger et de protéger ma famille. Mais bien sûr que je vais retourner chez moi. Ma famille va continuer ici, mais je vais retourner chez moi. Et quand je suis arrivé ici, j’ai continué de travailler dans la dénonciation des violations des droits humains en Colombie et j’ai commencé aussi un nouveau travail politique et militant, qui est la défense des migrantEs et des réfugiéEs, des gens qui fuient leur pays pour chercher des opportunités mais aussi pour sauver leur vie.

Concessions

Oui, parlons de la commune de Cajamarca, au centre de la Colombie. C’est un territoire très riche où sont produits la plupart des aliments qui sont vendus dans différentes grandes villes, aussi à Bogota. Mais tout le territoire en rose, les 80% du territoire, a été concédé à la multinationale AngloGold Ashanti, l’entreprise minière la plus grande du monde, spécialisée dans l’or. Ça veut dire que la AngloGold Ashanti est le propriétaire de 80% du territoire de toute une commune, qui a deux fois la superficie du canton de Genève...

Ce territoire est aussi une source d’eau très importante, parce qu’il est situé au sommet de la cordillère centrale. Pour produire une once d’or, il faut mobiliser une tonne de terre. L’eau va être utilisée pour laver la terre, pour essayer de produire l’or. Ils vont aussi utiliser du cyanure pour séparer l’or des autres matériaux. Ça va générer beaucoup de conséquences : les déplacements des paysanNEs parce que leurs terres vont être utilisées pour l’exploitation de l’or, la perte de l’eau, qui va générer des sécheresses jusque dans différentes régions loin du Cajamarca, par exemple dans une ville vraiment grande comme Ibagué qui a 500’000 habitantEs et dont la source d’eau est là-bas.

Le gouvernement colombien, il s’en fout, le plus important c’est de produire de l’or, parce qu’il va permettre au pays de gagner de l’argent pour l’investir dans différents secteurs. Mais les dégâts que va causer la mine, qui s’appelle la Colosa, sont énormes, et pas seulement dans les limites de la municipalité. Je crois que 3 millions de personnes vont être affectées, aussi des paysanNEs de différents secteurs. Les conséquences sont in-im-a-gi-nable ! Mais la législation colombienne empêche que les citoyenNEs puissent s’exprimer sur leur territoire. Ça veut dire que la décision de le concéder est une décision verticale qui vient du gouvernement central, à travers une politique qui s’appelle « la locomotora minera » (« la locomotive minière »), parce que ce dernier a besoin d’argent pour l’investir dans différents secteurs comme la construction des grandes voies de communications pour pouvoir exporter les matières premières. Parce que la politique du gouvernement colombien c’est d’exporter des matières premières, pas de permettre leur transformation. Mais, peu importe, si pour ça, le gouvernement colombien sacrifie beaucoup de paysanNEs, s’il cause leurs déplacements vers les bidonvilles de la périphérie des grandes villes comme Bogota, Medellin, Ibagué, Cali, Cartagena... Le plus important c’est de concéder des terres, très souvent les terres des communautés indigènes, aux grandes multinationales pour exploiter des ressources naturelles comme l’or, le pétrole, le nickel, le coltan...

Mais c’est seulement un exemple, parce qu’il y a des situations comme ça partout en Colombie ! Par exemple, le cas du Cerrejon, la mine de charbon à ciel ouvert la plus grande du monde qui est exploitée par une multinationale suisse, Glencore-Xstrata. C’est vraiment catastrophique, d’un point de vue social, environnemental et culturel, les dégâts qu’a causé Glencore-Xstrata dans la mine de charbon en Colombie. Ils ont déplacé des villages entiers, 25’000 personnes, 30’000 personnes, pour essayer d’exploiter le charbon. Ils ont même dévié tout un fleuve qui s’appelle Rancheria pour utiliser toute l’eau pour l’exploitation du charbon. Dans les années 2015-2016, ça a causé la mort d’au moins 7000 enfants d’un peuple aborigène qui s’appelle Wayuu.

Et les entreprises suisses sont bien actives dans ce désastre en Colombie : Holcim, Nestlé, Glencore-Xstrata, Syngenta,... oui ce ne sont pas des anges. Notre lutte en Colombie, c’est notamment contre les grandes multinationales, parmi lesquelles, les multinationales suisses bien sûr. Pour éviter la responsabilité extra-territoriale des violations des droits humains, la plupart des grandes multinationales créent des entreprises « locales », pour exploiter les ressources. Par exemple en Colombie jamais on ne trouvera AngloGold Ashanti, Glencore-Xstrata, non, mais seulement des subsidiaires, des entreprises « locales ». Mais les ColombienNEs savent qui sont les propriétaires de ces entreprises « locales ».

Déplacements

Et tout, tout, tout ce processus, logiquement, a fait que les paysanNEs se déplacent, oui, à l’interne dans le pays, mais aussi dans les pays à côté comme l’Equateur et le Venezuela. La plupart des paysanNEs vont se déplacer juste dans la périphérie des grandes villes en Colombie, c’est ce qu’on appelle la ruralisation des villes. Elles/Ils habitent dans des bidonvilles, exposés à des situations vraiment critiques comme la prostitution, les gangs, la consommation de drogues, parce qu’il n’y a pas de possibilité de travailler justement. À part la vente informelle dans la rue, il n’y a pas d’opportunités ...

On doit également se rappeler qu’il y a environ 6 millions de ColombienNEs, dont 500’000 « réfugiéEs », qui habitent à l’étranger ! Le 10% de la population colombienne ! C’est un grand chiffre. Aujourd’hui les migrantEs sont la première source de l’économie en Colombie, à travers l’argent qu’elles/ils envoient... c’est plus que l’argent de l’extraction pétrolière.

Non, on ne peut pas nier les liaisons qu’il y a entre le modèle économique, les concessions aux grandes multinationales et les déplacements. Oui, on doit le dire, bien sûr, il y a un lien très fort entre le modèle économique des exploitations massives et les déplacements. On doit le dire.

Néo-colonialisme

Dans les années 1950 en Colombie, 30% des gens habitaient en ville et 70% dans la campagne. A partir de l’année 1991, l’année où a commencé la mise en place du modèle néolibéral, de l’ouverture économique qui a changé le modèle productif en Colombie, ces chiffres se sont inversés. Par exemple en 1991, la Colombie importait seulement 500’000 tonnes d’aliments, la plupart des aliments étaient alors produits en Colombie. En 2015, les chiffres nous montrent une chose totalement différente : la Colombie a importé plus de 10 millions de tonnes d’aliments. Pourquoi ? Parce que aujourd’hui c’est plus facile d’acheter du poulet aux Etats-Unis, du poulet qui est produit grâce à des subventions très fortes, que de produire le poulet en Colombie. En Colombie c’est plus facile d’acheter du lait suisse, que de le produire en Colombie, parce que la Suisse soutient ses producteurs laitiers. Oui, parce que l’ouverture économique a demandé aux pays du Tiers-Monde d’enlever toutes les barrières douanières, les protections, les subventions... mais tous les pays « développés », Etats-Unis, Nouvelle-Zélande, tous les pays de l’Europe, maintiennent non seulement des barrières douanières mais aussi des subventions très fortes, oui. En Colombie il y a une expression que les paysanNEs utilisent beaucoup : elles/ils disent que c’est « una pelea entre un tigre y un burro amarrado » (« un combat entre un tigre et un âne attaché »). Cette expression définit bien clairement la condition du commerce international. Oui, c’est comme ça.

Quand en Europe il y a des surproductions de lait, les entreprises laitières européennes et aussi suisses, transforment le lait en poudre pour le conserver pendant plusieurs mois, plusieurs années. Après elles vendent cette poudre de lait dans les pays du Tiers-Monde où elles la transforment en lait liquide et le revendent. C’est la même chose au Cameroun, j’ai vu que Nestlé là-bas aussi a acheté des petites entreprises locales de transformation de lait. Ensuite, il les a toutes fermées et a construit un grand centre de transformation. Mais le plus important c’est que toutes ces petites entreprises achetaient le lait aux producteurs locaux. Quand Nestlé les a rachetées puis fermées, il a commencé à importer du lait en poudre et à le transformer en lait liquide sur place. Ça veut dire que Nestlé n’achète pas le lait aux paysanNEs locaux. Je ne sais pas comment on peut décrire cette situation, mais ça a lieu partout. C’est le comportement normal des grandes multinationales. Elles s’enrichissent, elles prennent de l’argent... mais sur place, il reste la misère. Oui, on ne peut pas nier que la migration dont l’Europe « souffre » en ce moment c’est à cause de la pauvreté causée par les injustices dont sont responsables les grandes multinationales. On ne peut pas le nier, non. Parce que nos pays sont riches, tous nos pays sont vraiment riches... Mais la richesse part et la pauvreté reste. C’est comme ça. Et les gens vont toujours essayer de chercher des opportunités pour survivre et aussi pour aider leurs familles à survivre. Oui c’est comme ça.

Parce que quand on entend les pays européens qui disent : « Ah, la problématique, c’est la migration... ». Non, attention ! La migration c’est une conséquence d’un problème qui a été généré par différents facteurs, mais je crois qu’un facteur important c’est la surexploitation. Si ce modèle néo-colonial continue, la migration va continuer ! Parce que c’est un problème de pauvreté, de survivance, de survie. J’aime mon pays parce qu’on utilise là-bas beaucoup d’expressions qui décrivent clairement la situation. Il y a par exemple une expression pour parler de cette erreur de jugement : c’est comme un homme qui arrive chez lui et trouve son épouse avec son amant faisant l’amour sur le canapé, et pour solutionner le problème, il vend le canapé !

Si les grandes puissances européennes voulaient solutionner le « problème » de la migration, elles devraient s’attaquer aux causes. C’est pas en disant « il faut fermer les frontières, construire des barrières, des murs » non ! On doit se demander pourquoi les gens migrent : la misère, le manque d’opportunités, la corruption... D’ailleurs, la plupart des dirigeantEs corrompuEs sont soutenus par les pays « développés » parce qu’elles/ils garantissent que toutes les entreprises de leurs pays pourront exploiter les ressources naturelles là-bas. Oui ! C’est comme ça.

Et unE migrantE « économique » est aussi unE migrantE « politique » ! Parce que ce sont des décisions politiques... Oui, l’économie n’est pas quelque chose de séparé de la politique. C’est la manifestation de décisions politiques. On ne peut pas dire qu’il faut rejeter et expulser les migrantEs « économiques ». Ils sont aussi la conséquence de décisions politiques imposées par les grandes puissances dans les pays du Tiers-Monde. Oui, le modèle économique qui est implanté en Colombie, au Chili, en Argentine, en Equateur, au Cameroun, etc... c’est l’imposition de grandes puissances et d’institutions mondiales comme le FMI et la Banque Mondiale.

Des luttes et des morts

Il y a un chiffre vraiment étonnant. L’année passée en Colombie, 117 leaders politiques et défenseurEs des droits humains ont été tuéEs. Beaucoup d’entre elles/eux se battaient contre des grandes multinationales. Ça veut dire que la répression continue malgré le processus de paix. 117... en 2016. Seulement cette année, déjà 27. Malgré le processus de paix avec les FARC et l’ELN. On se demande comment le gouvernement colombien va dire qu’il y a la paix et la démocratie si les assassinats contre les dirigeantEs sociaux/sociales qui se battent contre des projets miniers ou contre la construction de grands barrages, qui sont eux encore construits par des grandes multinationales, sont tuéEs. La dernière personne qui a été tuée en Colombie était une femme dirigeante noire engagée dans la défense d’un territoire contre une grande multinationale. Elle a été tuée à Medellin il y a 3 semaines. C’est vraiment dangereux en Colombie de faire de l’opposition. On peut dire qu’aujourd’hui la majorité des conflits sociaux en Colombie sont générés par la confrontation entre les communautés locales et les grandes multinationales, dont plusieurs d’entre elles ont financé des groupes paramilitaires d’extrême-droite. L’année passée, environ 120 conflits sociaux ont été enregistrés : contre des projets minéro-énergétiques, hydro-électriques, etc...

Par exemple, 13 dirigeantEs du syndicat de Nestlé ont été tuéEs. 13 ! Justement, il y a seulement 3 semaines, un dirigeant syndical de Nestlé a subi un attentat en Colombie. A Aguachica, parce que là-bas il y a un grand centre de transformation laitière dont le propriétaire est Nestlé.

Un message pour les participants au sommet ?

Je crois que les riches de ce monde se croient des pharaonNEs et pensent que quand ils mourront, ils seront enterrés avec toutes leurs propriétés, leurs richesses, leurs bateaux et je ne sais quoi... Oui, les gens accumulent, accumulent, accumulent des propriétés en s’imaginant que quand ils vont mourir, ils vont emmener ça avec eux. Non. On meurt, on meurt. Mais ceux qui restent, nos enfants, notre
descendance, ils vont trouver une planète dans un état vraiment désastreux à cause de l’ambition de ces gens.

Je crois que les gens vivent dans un monde idéal qui est transformé par la production médiatique, les journaux, la télévision, la consommation, et qu’ils ne se rendent pas compte qu’ailleurs il se passe des choses vraiment catastrophiques. Que les gens meurent de la famine, du manque d’eau. Qu’il y a une pauvreté que les gens essaieront toujours de fuir pour trouver des opportunités. Les gens regardent seulement les conséquences, mais ils n’essaient pas de trouver les causes. Et ils croient que si ils donnent de la charité... non, non, c’est un problème structurel et la solution est structurelle. J’aimerais un jour demander par exemple aux propriétaires de Glencore-Xstrata ou de AngloGold Ashanti si pour eux ce serait facile d’avoir une mine juste à côté d’où ils vivent ! Une fois, nous étions en Allemagne, pour faire un grand débat sur le charbon que l’Allemagne consomme pour générer de l’énergie. Je me rappelle que quelqu’un a dit qu’on devrait demander au gouvernement allemand s’il pourrait permettre d’exploiter le charbon dans la Forêt Noire... lieu symbolique en Allemagne. C’est vraiment une question intéressante. Là-bas, il y a du charbon... pourquoi les AllemandEs ne l’exploiteraient pas ? Ou par exemple, pourquoi les Suisses, n’exploiteraient pas je ne sais quelle mine sur les Alpes... ? Si comme le disent les dirigeants de Glencore-Xstrata, tout se déroule bien, qu’il n’y a pas de problème. Ah oui, si c’est ça, pourquoi, on ne peut pas exploiter les ressources naturelles ici ? C’est ça ! Si c’est tellement joli...

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