Dans un communiqué adressé à la communauté universitaire ce jeudi 12 juin 2025, la direction de l’UNIL informe rompre ses deux accords généraux avec l’Université hébraïque de Jérusalem (HUJ), sur la base du rapport produit par la Commission d’éthique de la recherche (CER).
Cette décision fait suite à la mobilisation étudiante sur le campus depuis plus d’une année maintenant. Lors de l’occupation de Géopolis, nous avons exigé le boycott des universités israéliennes tant que l’occupation illégale des territoires palestiniens, l’apartheid et le génocide continueraient. Nous avons levé l’occupation dès lors que la direction s’est engagée à produire un rapport d’éthique pour étudier ses collaborations ainsi qu’à financer l’accueil des universitaires palestinien·nes. Le rapport de la CER, publié le 28 janvier 2025, invitait à prendre des mesures dès lors qu’un dirigeant en activité était poursuivi par une ordonnance de la cour pénale internationale (CPI). La direction de l’UNIL a préféré repousser encore la décision du boycott de la HUJ, prétextant qu’il fallait une étude approfondie.
Quoique très tardive, nous accueillons positivement l’annonce de ce boycott, preuve que la mobilisation porte ses fruits. Les militant·exs se sont engagé·exs sans relâche pour faire entendre un message humain encore inaudible il y a quelques mois et ce au prix de nombreux sacrifices. Nous appelons à la fin de la criminalisation du mouvement étudiant en Suisse et à travers le monde. La mission de la direction est aujourd’hui d’appliquer pleinement le rapport, c’est-à-dire aussi pour tout ce qui concerne la réglementation des partenariats individuels de la recherche. La direction doit aussi défendre le rapport d’éthique et ses conclusions au niveau national, auprès de Swissuniversities. Nous attendons un engagement de notre université pour la défense des droits humains et nous continuerons de militer en ce sens.
Nous n’oublions pas non plus les horreurs subies actuellement par les Palestinien·nexs. Notre lutte locale doit constamment s’articuler à la lutte globale pour la libération de la Palestine. C’est pourquoi nous ne nous arrêterons pas à cette petite victoire ! L’EPFL, avec qui l’UNIL partage le campus de Dorigny, n’a pour l’instant rien entrepris dans la dénonciation du génocide et la fin de sa complicité. Au contraire, l’EPFL ne voit aucun problème à collaborer avec l’entité sioniste notamment à travers ses accords avec l’université de Technion, connue pour sa complicité dans le génocide. Aujourd’hui même, l’EPFL a annoncé avoir porté plainte contre des étudiant·exs qui avaient manifesté sur le campus. Nous ne pouvons que saluer le courage de nos camarades qui continuent de lutter. Nous sommes avec vous !
Notre campus est bien grand, de l’UNIL à l’EPFL, la lutte continue !
Free Palestine
Le Collectif Camp Unil Palestine






