Répression - Enfermement Antisexisme Justice

Justice aveugle en Suisse romande : ce nouveau Epstein que le patriarcat veut protéger

La solidarité n’est jamais aussi forte qu’entre vieux mâles blancs qui se serrent les coudes. Voilà plus d’un mois qu’un papier publié par le site d’investigation Heidi.news a relaté les pratiques toxiques d’un certain Yves Bouvier, collectionneur d’art confortablement installé à Genève. Preuve à l’appui, l’enquête démontre que cet Epstein [1] suisse aurait manipulé une travailleuse du sexe (TDS) pour que celle-ci séduise un fonctionnaire fédéral qui enquêtait sur son évasion fiscale. Comme d’habitude, l’affaire se sera retournée non pas contre l’instigateur, mais contre la TDS ayant, sous la pression patriarcale, agi dans l’intérêt de M. Bouvier. Malgré sa collaboration avec la police, c’est Sarah* qui se retrouve à croupir en prison, tandis que le puissant homme d’affaires ne semble déjà plus inquiété par les juges.

Suisse romande |

Inutile de dire que le cis-tème médiatique n’a pas eu le courage de relayer l’information : la Tribune de Genève (Tdg) et le Temps, si prompts à relayer la prose de « traîtres à la cause » (quand ils ne sont pas directement au service de la répression), semblent regarder ailleurs quand ce nouvel Epstein agit en toute impunité. Mais quels sont les réseaux de ce puissant milliardaire pour que le silence puisse se faire sur une telle affaire ? Les preuves et les traces écrites des messages et des échanges électroniques ne laissent aucun doute : Yves Bouvier (déjà impliqué en France dans une affaire de proxénétisme) a bien manipulé et séquestré une sœur TDS pour couler unw enquête du fisc le concernant. En comprenant qu’elle était pour lui un hameçon destiné à être sacrifié, Sarah* s’est échappée en balançant tout à la police. Mal lui en a pris.

Aujourd’hui, condamnée par la misogynie de masse qui invisibilise les femmes, abandonnée par Bouvier et le système judiciaire suisse, Sarah* prend la parole. La voix d’une victime, celle d’une société qui continue de couvrir les agissements de mâles toxiques, tout en réduisant aux silences les pauvre.s.x, les femmes et les minorités… Surtout quand leur travail est synonyme de liberté sexuelle et de reprise de pouvoir sur sa sexualité. A la précarité financière et juridique des travailleur-se-s du sexe s’ajoute une précarité juridique qui fait florès en Suisse depuis des années. Inutile de nous rappeler le triste record : égalité inscrite dans la Constitution fédérale en 1981 seulement, dépénalisation de l’avortement en 2002 seulement, absence de congé paternité et définition du viol concentrée autour de la seule pénétration vaginale par un pénis. C’est toute la Suisse qui, dans une violence inouïe, vomit sa culture du viol sur les TDS et ne fait même pas semblant de nous dire qu’il pleut. Ce qui rappelle, tristement, une réalité que Virginie Despentes dénonçait déjà il y a quinze ans, dans un « King Kong théorie » qui aurait été visionnaire s’il n’avait pas été tristement intemporel

« Toute l’élégance et la cohérence masculine, résumées en une attitude : Donne-moi ce que je veux, je t’en supplie, que je puisse ensuite te cracher à la gueule. »

J’ai la gerbe.

Article publié sur Heidi.News le 28 février 2020

On est à l’automne 2017, la guerre entre l’oligarque russe Dmitry Rybolovlev et l’homme d’affaires genevois Yves Bouvier dure depuis bientôt trois ans. Des dizaines de millions de francs et d’euros ont nourri des dizaines d’avocats et de détectives. Cela pourrait continuer : aucun des deux adversaires ne montre de signe d’essoufflement. Et pourtant, comme un bras de fer qui durerait depuis de longues minutes et bouge enfin de quelques millimètres, plusieurs retournements d’alliances, grandes et petites, vont insensiblement faire basculer le destin en faveur du Russe. Mais le Genevois n’a pas dit son dernier mot. Il reste d’un optimisme à toute épreuve et remporte même une manche judiciaire importante, à Monaco, en décembre 2019.

Mais revenons à cet automne 2017 et commençons par l’agente la plus improbable de l’équipe Bouvier, l’ex-escort Sarah (prénom modifié), qu’il a recrutée comme espionne après qu’elle a dénoncé à la presse ses parties fines à Paris. Sarah, donc, lors de l’une de leurs conversations cette année-là, prononcera devant Yves Bouvier ces mots prémonitoires :
« Tu sais, un arbre fait des millions d’allumettes. Mais une allumette peut détruire des milliers d’arbres. Il ne faut jamais sous-estimer les petites personnes. Car ce sont celles qui ont le moins à perdre ».

L’une des activités de Sarah, depuis le début de son travail en juin 2015 pour Yves Bouvier, aurait consisté à voler du courrier dans les boîtes aux lettres des ennemis du patron de Natural Le Coultre. Lesquels n’habitent pas dans les quartiers les plus modestes de Genève. Si bien que Sarah ne peut s’empêcher de regarder dans les boîtes alentour. Elle y fera plus tard une découverte intéressante : bien souvent, les sociétés de cartes de crédit envoient à un ou deux jours d’intervalle la carte et le code permettant de l’utiliser, ce qui lui permettra d’améliorer son ordinaire quand l’homme d’affaires genevois cessera de la soutenir financièrement.

Perquisitions et séquestres des impôts

Mais en ce mois de septembre 2017, c’est une autre mission que lui confie Yves Bouvier. Elle a pour nom de code « rein », en raison de la volonté de Sarah de faire un jour un don d’organe désintéressé, « pour sauver une vie ». Il s’agit d’aller assister à une conférence fiscale à Yverdon, dans le Nord-Vaudois, et tenter de séduire l’un des participants, que nous appellerons Martin. Il est haut fonctionnaire à la division des affaires pénales et des enquêtes auprès de l’Administration fédérale des contributions, à Berne.

Car les impôts sont le nouveau front de la guerre qu’Yves Bouvier mène tous azimuts. En mars 2017, le conseiller fédéral en charge des finances, Ueli Maurer, a donné son feu vert pour une « enquête spéciale » sur l’ex-déménageur qui permet à l’Administration fédérale des contributions de procéder, en avril, à des perquisitions et prononcer des séquestres. Parce qu’il estime qu’Yves Bouvier résidait en Suisse malgré son adresse à Singapour, et parce qu’il a identifié deux de ses sociétés offshore ayant généré des bénéfices imposables en Suisse, le fisc lui réclame 165 millions de francs - sans compter les amendes et les intérêts de retard. Le 4 septembre, une décision du Tribunal pénal fédéral a confirmé le séquestre d’un immeuble appartenant à l’une des sociétés d’Yves Bouvier à l’avenue de Sécheron : il faut donc agir.
Sarah va ainsi séjourner du 27 au 29 septembre 2017 au Grand Hôtel des Bains d’Yverdon, une réservation faite par l’agence WTA pour 1400 francs, et taper dans l’œil de Martin avec qui s’engagent des échanges par SMS et par e-mail. Elle joue de son charme, bien sûr, mais lui laisse aussi entendre qu’elle dispose de relevés bancaires et d’autres pièces qui pourraient intéresser Martin sur un plan plus professionnel. Le fonctionnaire fédéral accepte sans broncher ce matériel volé dans des boîtes aux lettres, et précise juste, par écrit, le 12 octobre : « Compte tenu de notre incapacité d’identifier la manière dont vous êtes entrée en possession de ces documents, il est préférable que vous nous les remettiez par voie électronique comme vous l’avez fait dans le cas présent ».
Contactés par Heidi.news, ni Martin ni son chef Emmanuel Lauber n’ont accepté de commenter ces informations, invoquant le secret de fonction.

Une discussion importante

Dans les jours qui suivent, elle va notamment lui envoyer des documents relatifs à une entreprise dont le responsable, Christian B., serait à la fois proche du camp Rybolovlev et un ancien amant de Sarah, qu’il aurait particulièrement mal traitée. D’autres documents suivent le 19 octobre : Martin en accuse réception et remercie son informatrice particulière, tout en précisant qu’elle ne sera pas tenue au courant des enquêtes qui pourraient être déclenchées par ce qu’elle a transmis, en raison du secret fiscal. Ce que Sarah comprend fort bien.

Quelques semaines plus tard, le 21 novembre 2017 à 15 heures, selon un SMS que nous avons pu consulter, va se tenir, au café The Little Kitchen de Genève, une discussion importante entre Yves Bouvier et Sarah qui sera enregistrée et que nous avons pu écouter et transcrire. C’est juste derrière le siège de la Banque Cantonale de Genève (BCGe) du Quai de l’île, où l’homme d’affaires devait passer. Elle lui raconte son séjour à Yverdon, va lui dérouler son plan pour piéger le haut fonctionnaire à Paris et bloquer l’enquête dont il est l’objet.

Sarah : Il est adorable (Martin). Si je tombe amoureuse de lui, tu fais quoi ?
Bouvier : C’est très bien. Ça fait d’une pierre deux coups.
Sarah : Par contre, son chef n’est pas adorable, Lauber (Emmanuel Lauber, chef de la Division affaires pénales et enquêtes de l’Administration fédérale des contributions et frère du procureur général de la Confédération, Michael Lauber).
Bouvier : Bah non, c’est celui qui a signé mes trucs. Lui c’est une saloperie.
Sarah : Lauber me regardait mal. Tout le monde me regardait d’un air méchant mais pas lui (Martin), c’est quand même bizarre.
Bouvier : Le point faible, c’est celui que t’as vu. Lauber il sera trop méfiant.
Sarah : Ca suffit, juste une photo ?
Le plan est le suivant : Sarah est censée attirer Martin à Paris, dans un des appartements d’Yves Bouvier. Il y sera photographié.
Bouvier : Ça suffit, il n’a pas le droit. On va le piéger, c’est sûr (…).
Sarah : Donc tu vas attaquer l’Etat suisse ?
Bouvier : Non pas attaquer. On va juste dire qu’il y a un vice de procédure et ça suffit. Dans le droit fiscal, le fisc suisse n’a pas le droit d’enquêter à l’étranger. Il peut (juste) regarder sur internet ce que t’as à l’étranger. Donc s’il est à Paris en train de lire dans un truc de documents (sic), n’importe quoi qui est en relation avec moi, c’est une violation de l’enquête qu’il fait et l’enquête, elle est morte ! (…)
Sarah : Si notre plan marche, il va falloir que je disparaisse après. Comme j’ai fait avec Le Point, il va falloir que je parte de la planète terre.
Bouvier : Je vais le piéger, faire des photos et tout ça. Mais je vais pas faire péter ça tout de suite, c’est-à-dire que je vais laisser du temps s’écouler.
Sarah : Pour quand je dois l’inviter, en décembre ?
Bouvier : Janvier, février, y a pas d’urgence. Mon enquête va durer cinq ans.

Les deux parlent ensuite de leurs téléphones (Sarah a une carte SIM spéciale pour Martin, dont il est seul à connaître le numéro) et de leurs conversations sur WhatsApp. Yves Bouvier s’inquiète : si Sarah se fait arrêter en raison de l’argent qu’elle retire avec les cartes de crédit volées dans les boîtes aux lettres, la police ne va-t-elle pas découvrir qu’ils étaient en affaires ? Sarah le rassure en disant qu’elle efface tout. « Je ne suis pas bête », dit-elle. En vérité, elle garde tout.

Sarah : Je suis à Gstaad, début décembre, tu veux que je fasse des recherches sur Dmitry (Rybolovlev) ?
Bouvier : Je veux lui faire la peau, à Dmitry, financièrement. Il me doit de l’argent. Je lui ai vendu des choses et il a pas fini de payer. Lui il dit que je l’ai escroqué. Il doit prouver, tandis que moi, j’ai les factures.
Sarah : Pour combien ?
Bouvier : Un milliard. C’est pénal, je peux pas disparaître. Je suis pas un mafieux. J’ai pas besoin.

Les deux évoquent le téléphone de Tetiana Bersheda, l’avocate et proche collaboratrice de l’oligarque russe, dans lequel le juge monégasque Edouard Levrault a trouvé des éléments accréditant sa thèse d’un trafic d’influence entre le pouvoir judiciaire du Rocher et le clan Rybolovlev le 13 juillet 2017. Parmi ceux-ci, la confirmation d’un voyage à Gstaad du ministre de la justice Philippe Narmino le week-end précédant l’arrestation d’Yves Bouvier à Monaco. Puis la conversation revient sur la logistique à mettre en place une fois que Sarah aura attiré Martin à Paris.

Sarah : Je lui fais la cour pendant combien de temps ? Il va vouloir coucher avec moi au bout d’un moment…
Bouvier : C’est quel type d’homme, un paysan qui regarde les femmes comme ça ? C’est quoi comme profil d’homme ?
Sarah : Gentil.
Bouvier : Il t’a dit qu’il habitait à Fribourg ? Qu’il fait de la moto ? (…)
Sarah : Je lui ai dit la vérité, que je faisais l’escort. Il est très intrigué…
Bouvier : Tu dois pas coucher le premier soir. Tu dois lui dire : « Je suis pas dans une relation d’escort avec toi, donc je veux prendre mon temps. »
Leur conversation est à nouveau interrompue par un coup de téléphone reçu par Yves Bouvier.
Sarah : Si un jour il (Martin) me dit je passe par Paris, je peux appeler quelqu’un pour m’ouvrir chez toi ?
Bouvier : Je dois m’organiser avec les caméras.
Sarah : Je le fais toute seule t’inquiète pas
Bouvier : Je le fais avec José la semaine prochaine.
Sarah : Ces hommes-là, ils ont un créneau un jour. Ça chauffe dans leur tête et ils te disent c’est ce soir.
Bouvier : Il faut le prendre au moment où il est chaud.
Sarah : Je vais finir en tôle, je le sais. Je le sens.

A part la dernière remarque de Sarah, prémonitoire, rien ne va se passer comme prévu.
Car ce qu’Yves Bouvier ne sait pas, c’est que quelques jours plus tôt, le lundi 6 novembre, Sarah a envoyé un e-mail à Tetiana Bersheda pour faire allégeance au camp russe. « Please kindly pass forward this message to DR. I might be your lucky card », lui écrit-elle en référence à Dmitry Rybolovlev. L’avocate de l’oligarque russe la dirigera vers un dénommé Robert Mayhem qui se présente comme un avocat d’affaires. Nos recherches permettent d’établir qu’en vérité, il s’agit de Charlie Carr, un détective privé britannique basé à Milan. Contacté, il a refusé de répondre à nos questions.

Le jeudi 9 novembre, Yves Bouvier revient à la charge. « Comment va ton rein ? », lui écrit-il dans un message que nous avons pu consulter. Elle répond : « Le 16, il va à Genève pour une conférence. Je suis en train de méditer comment gérer ». La conférence en question, qui porte aussi sur des questions fiscales, se tient à 13h30 au restaurant Le Chef, dans l’aéroport de Genève. Sarah a beaucoup médité, en effet. Elle demande bien à Martin de se voir à cette occasion, mais en compagnie de son chef, Emmanuel Lauber. Le rendez-vous est fixé à 10h30, dans le café Al Volo, dans la galerie marchande de l’aéroport.

Rupture définitive

Aux deux hommes venus l’écouter, elle avoue tout : sa méthode pour voler des documents dans les boîtes aux lettres et le piège qu’elle est censée lui tendre à Paris, dont elle connaît déjà les grandes lignes. Les deux fonctionnaires tombent des nues.
Elle continuera néanmoins de leur envoyer des courriers prélevés dans des boîtes genevoises. Le 22 novembre, Martin accuse réception de nouveaux documents, et la remercie. Le même jour, elle lui envoie l’enregistrement de la conversation de la veille avec Yves Bouvier dont des extraits figurent ci-dessus.
Les échanges entre l’espionne et l’enquêteur fiscal dureront plusieurs mois encore. Le 8 février 2018, elle lui écrit qu’elle a définitivement rompu avec Yves Bouvier. Le 26 avril 2018, Martin la prie de ne pas utiliser son adresse officielle pour des communications privées et la remercie de son envoi d’une clef USB contenant des documents.
Sarah a eu un étrange pressentiment. L’automne précédent, lors de la fameuse conversation avec Yves Bouvier à propos du piège à Paris, elle avait dit :
« J’ai peur. J’ai le feeling que le cercle se ferme. Que je vais me faire arrêter ».

Oubliée à Champ-Dollon

Le 26 mai 2018, alors qu’elle est en train d’extraire des enveloppes des boîtes aux lettres dans un des beaux quartiers de Genève, à Chênes-Bougeries, près de la Gradelle, un concierge la surprend et appelle la police. Elle ne s’enfuit pas, s’éloigne lentement. Les policiers l’arrêteront à 100 m de là. « J’aurais pu m’en sortir, j’avais deux billets de mille dans la poche », nous a-t-elle confié plus tard. Elle est accusée de vol par métier, utilisation frauduleuse d’un ordinateur, blanchiment d’argent, instigation à recel et faux dans les certificats, assistée seulement par un avocat commis d’office.

Au procureur Patrick Udry, elle explique que son travail a été utilisé par le fisc fédéral et mentionne Martin. Alors qu’elle lui a envoyé une dernière série de lettres volées le 22 mai, il répondra quatre jours après son arrestation, le 30 mai, avec une distance qui tranche avec les messages précédents et en mettant en copie son chef Emmanuel Lauber : « Bonjour Mme XXX, nous accusons réception de votre enveloppe. Ne sachant toutefois pas comment ces documents ont été obtenus, ils ne sont, en l’état, pas exploitables par nos services. Il en ira de même pour tous les documents que vous seriez amenés à produire dans le futur ».

Le ton et le timing surprennent : Martin était-il au courant de l’arrestation de Sarah ? Cherchait-il à se couvrir ? Lors de ses interrogatoires, Sarah va aussi mentionner ses missions pour Yves Bouvier et l’agence d’enquêtes Alp Services. Le procureur ne bronche pas. Ni le fisc fédéral, ni le détective, ni surtout l’ex-transporteur ne seront entendus. Amère, Sarah raconte : « La seule chose que le procureur (Patrick Udry) m’a dit, c’est qu’il connaissait bien Yves Bouvier, qu’ils étaient au collège ensemble et qu’il l’appelait ‘la boule’ à l’époque. »

Elle sera condamnée à un an de prison ferme et deux avec sursis. Oubliée à Champ-Dollon, elle fera 16 mois de prison au lieu de 12 pour n’en sortir qu’en octobre 2019. Comment expliquer le peu d’intérêt de la justice genevoise pour tirer au clair les tenants et les aboutissants de cette affaire ? Contacté, le ministère public n’a pas souhaité s’exprimer.

Yves Bouvier a-t-il sous-estimé une petite personne, une allumette capable de mettre le feu à des milliers d’arbres ? Peut-être. Interrogé à propos de Sarah, il nous a affirmé n’avoir jamais confié la moindre mission à cette personne, précisant qu’il s’agit, à son avis, d’une créature payée et manipulée par son adversaire russe. Un de ses avocats parisiens, Philippe Valent, ne dit pas autre chose. Dans un communiqué diffusé cette semaine, après que Sarah a parlé à quelques journalistes français, il écrit : « Nous connaissions depuis longtemps ce témoignage d’une fiabilité zéro. (…) Il s’agit encore de relents de vieilles méthodes russes nauséabondes ».

Notes

[1Jeffrey Epstein est un homme d’affaires et pédocriminel américain. Inculpé pour pédophilie et agressions sexuelles sur mineures, le financier avait monté un réseau de recrutement d’adolescentes pour satisfaire ses désirs.

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