Luttes indépendantistes - impérialisme

Appel au mois international d’actions pour la libération de Georges Abdallah ! (du 6 mars au 6 avril 2024)

Depuis le 8 juin dernier, une nouvelle phase s’est ouverte dans cette longue bataille que mènent ses soutiens pour sa libération : alors que la mobilisation, sur le terrain, dans la diversité de ses expressions, ne cesse de s’amplifier, Georges Abdallah a accepté de lancer une nouvelle offensive juridique en déposant une dixième demande de libération-expulsion vers son pays le Liban. Appuyons par nos actions la démarche de Georges Abdallah en la faisant résonner partout durant tout le temps de l’examen de sa nouvelle demande et accentuons toujours plus la pression sur l’État français par notre mobilisation toujours plus accrue de tous les instants !
C’est en ce sens et en tenant compte de cette nouvelle phase que nous appelons encore une fois à UN MOIS INTERNATIONAL D’ACTIONS pour la libération de Georges Abdallah du 6 mars au 6 avril ...

TAHYIA, TAHYIA PALESTINA !
FREE, FREE GEORGES ABDALLAH !

Appel au mois international d’actions pour la libération de Georges Abdallah !(du 6 mars au 6 avril 2024)

Palestine vivra ! Palestine vaincra ! Combien de fois avons-nous scandé ce slogan depuis tant d’années ? Combien de fois l’avons-nous clamé dans les manifestations de masse de ces dernières semaines et derniers mois ? Nul doute qu’aucune n’ait pu se tenir sans que soit lancé ni repris ce mot d’ordre historique d’un soutien clair et net à la Palestine historique. La Palestine vivra ! La Palestine vaincra ! Envers et contre tout !

La Palestine vit, elle vivra et elle vaincra par cette lutte de libération nationale qu’elle mène, non pas depuis 1948 mais depuis la présence des premiers colons sur sa terre dans les années 1880. Elle vit par son combat inlassable, depuis le premier jour et par toutes les formes de lutte possibles (révoltes, grèves générales, actions de sabotages et militaires, guerres de guérilla) contre le colonialisme sioniste de peuplement qui vise non seulement à occuper sa terre mais aussi à en chasser son peuple, voire à l’exterminer. Elle vit et nous rappelle ainsi que les Palestiniens ne sont pas des victimes mais des combattants engagés contre l’oppression, engagés dans la seule voie possible pour leur salut : celle de la résistance, la loi de leur existence. Elle vit envers et contre tout en affrontant sans relâche les impérialistes dans la région, dont le colonialisme sioniste n’est que la tête de pont et le bras organique pour le contrôle économique, géostratégique et militaire des richesses du monde arabe. Elle vit envers et contre tout malgré les tentatives répétées de fragmenter l’identité palestinienne, entre les Palestiniens de 1948, de Gaza, de Cisjordanie… La Palestine vit, malgré les trahisons des États réactionnaires arabes qui, normalisation après normalisation, ont tenté en vain par leur collaboration avec l’ennemi sioniste de légitimer l’occupant et de vider la lutte de libération palestinienne de sa dimension panarabiste et internationaliste. La Palestine vit, vivra et vaincra malgré les plans de normalisation et de partage brandis à chaque fois que la résistance s’intensifie, malgré toutes les tentatives de liquidation de sa révolution et de sa terre sous la forme de soi-disant projets de « paix juste et durable », d’une solution à deux États ou d’« un État de tous ses citoyens », plans que la résistance palestinienne a su et saura toujours déjouer.

Jusque dans les rangs même des mouvements de solidarité à la Palestine, on entend dire : « la Palestine vit, mais à quel prix ! » Ce prix, c’est celui que les peuples ont toujours payé pour se libérer du colonialisme et de l’oppression ; c’est celui que le peuple palestinien a payé et paye encore aujourd’hui pour vaincre dans sa lutte de libération nationale. Les souffrances indescriptibles et les sacrifices endurés, les milliers de martyrs de ces derniers mois mais aussi de toute l’histoire nationale palestinienne sont autant de preuves de la nature criminelle du sionisme et de l’impérialisme. Face à cette barbarie, notre tâche n’est pas de propager l’illusion d’une issue négociée - une « paix juste et durable » qui perpétuerait la domination coloniale -, elle n’est pas d’en appeler à la « communauté internationale » ou aux institutions contrôlées par l’impérialisme. En Palestine, se déroule non pas un « conflit » dont il serait possible de sortir par une issue fantasmée, mais une guerre coloniale qui vise à éliminer un mouvement de résistance. La paix ne pourra jamais advenir entre le colonisateur et le colonisé. Les discours sur les droits de l’homme, les appels à la négociation, à la collaboration, les trêves même ne sont que des leurres si on oublie que seule la défaite du projet sioniste mettra un terme à l’oppression. Tout autre voie – et c’est peut-être bien là l’enjeu principal – contribue à légitimer, consciemment ou non, la criminalisation de la résistance armée et de ceux qui la soutiennent, présentés comme entravant cette voie pacifiste de la capitulation qui ne dit pas son nom.

Le devenir des Palestiniens ne réside pas dans une simple mise en échec de l’extrême droite sioniste par l’instauration d’un « État israélien démocratique et de droit » qui serait débarrassé de la politique d’apartheid ; en réalité et toute l’histoire de la Palestine occupée le démontre : qu’ils soient de gauche ou de droite, aucun groupe sioniste au pouvoir n’a renié sa nature d’entreprise coloniale de peuplement, aucun ne peut être qualifié de moins fasciste que le groupe aujourd’hui à la tête de l’entité. Le sionisme n’est pas réformable et encore moins amendable et toute solidarité appelant naïvement ou intentionnellement à sa démocratisation n’est en réalité qu’une autre face servant à le blanchir. La libération de toute la Palestine, de la mer au Jourdain, et le retour de tous les réfugiés passeront par la seule voie possible dans une guerre anticoloniale : celle de la lutte armée.

Alors, tandis que le mouvement de libération national palestinien est depuis ces derniers mois entré dans une nouvelle étape historique de sa lutte, nous nous devons d’exprimer et d’acter clairement notre soutien : un soutien inconditionnel, sans détours, aux côtés de la résistance, de toute la résistance et de ses actions militaires en vue de la destruction de l’entité sioniste et de son projet colonial, de la mise en place du projet de libération nationale sur toute la Palestine historique et pour la défense du droit au retour de tous les réfugiés. Dans ces temps de chaos et en France de répression féroce, d’intimidations et de menaces de dissolution, d’infiltrations et de déviations en tout genre, nous réaffirmons les engagements conscients qui sont les nôtres rappelés dans ce texte et par notre boussole Palestine qu’est le combat de Georges Abdallah.

Car s’il existe bien un soutien historique et indéfectible à la résistance héroïque et armée du peuple palestinien, c’est bien celui que le combattant Georges Abdallah a toujours montré par ses actes et exprimé dans ses déclarations. Cet engagement – depuis ses premières actions de militant quand il s’est opposé les armes à la main aux intérêts des impérialistes au Moyen-Orient et aux agressions de de leur « base opérationnelle » qu’est l’entité sioniste jusqu’à aujourd’hui – n’a jamais dévié, pas même vacillé ! Fidèle au mot d’ordre du F.P.L.P. des années 70 « frapper l’ennemi partout où il se trouve », c’est pour des actions armées accomplies en France par son organisation, les F.A.R.L., que la justice l’a condamné en 1987 à la prison à vie. Les propos qu’il tenait alors lors du son procès transformé en tribune révolutionnaire résonnent aujourd’hui tout particulièrement au regard notamment du génocide à Gaza et de ce que l’impérialisme occidental -avec à sa tête les États-Unis d’Amérique – est prêt à commettre comme crimes pour maintenir son hégémonie dans la région : ainsi ne relevait-il pas alors ce « gouffre qui sépare votre monde légal de notre monde réel (…) cette paix instaurée par votre système, maintenue par l’anéantissement de millions d’hommes dans nos régions des périphéries ».
Les 40 années d’incarcération que l’acharnement de l’État français a imposées à Georges Abdallah n’ont pu briser la résistance inébranlable de ce combattant tombé aux mains de l’ennemi : malgré la barbarie de cette détention, ce révolutionnaire internationaliste et le communiste qu’il est n’a jamais rien renié de son combat qui est aussi le nôtre – anti-impérialiste, anticolonialiste, antifasciste et antisioniste, en soutien à la révolution palestinienne, à sa glorieuse résistance, aux masses populaires en lutte et pour l’émancipation des peuples opprimés partout dans le monde.
Georges Abdallah n’est pas seulement un résistant ; il est lui-même un symbole même de la résistance et c’est bien pour ce qu’il représente que l’État français continue à le maintenir en prison malgré les deux décisions de justice autorisant sa libération. La cause de notre camarade est intrinsèquement liée à notre soutien à la Palestine. Qu’aucune action, initiative, rassemblement, manifestation ne se passe sans que soit scandée, affichée, écrite notre exigence et notamment à travers ce mot d’ordre qui ne devrait jamais être tronqué de ses deux composantes : « Palestine vivra ! Palestine vaincra ! Libérez Georges Abdallah ! » - car l’un s’est entièrement donné à sa cause et l’autre ne peut laisser ce flambeau de sa résistance aux mains de l’ennemi. Tous ceux, en France et ailleurs, solidaires de la Palestine, doivent exiger à chaque instant et partout où nous sommes la libération de ce combattant du mouvement de libération palestinien. Et quel meilleur soutien pouvons-nous apporter à la résistance palestinienne si ce n’est en faisant pression sur notre propre impérialisme pour arracher à cet ennemi l’un de ses combattants historiques !

Depuis le 8 juin dernier, une nouvelle phase s’est ouverte dans cette longue bataille que mènent ses soutiens pour sa libération : alors que la mobilisation, sur le terrain, dans la diversité de ses expressions, ne cesse de s’amplifier, Georges Abdallah a accepté de lancer une nouvelle offensive juridique en déposant une dixième demande de libération-expulsion vers son pays le Liban. Appuyons par nos actions la démarche de Georges Abdallah en la faisant résonner partout durant tout le temps de l’examen de sa nouvelle demande et accentuons toujours plus la pression sur l’État français par notre mobilisation toujours plus accrue et de tous les instants !
C’est en ce sens et en tenant compte de cette nouvelle phase que nous appelons encore une fois à UN MOIS INTERNATIONAL D’ACTIONS pour la libération de Georges Abdallah du 6 mars au 6 avril 2024, - date de la 14e manifestation devant le centre pénitentiaire de Lannemezan. Que durant ce temps coordonné mille initiatives fleurissent partout en France et à l’international pour sa libération et par-là même pour son combat en solidarité avec la Palestine historique !

Georges Abdallah est en prison pour le combat politique qui a été le sien, pour ses positions et ses idéaux qu’il n’a eu de cesse de proclamer et de ne jamais renier. C’est pour ses idées d’émancipation que Georges Abdallah s’est engagé dans la lutte. C’est pour ses idées et sa résistance qu’il est encore détenu aujourd’hui. C’est pour ses idées et son combat révolutionnaire que nous le soutenons et que nous exigeons sa libération ! Pour la victoire ou la victoire !

La Palestine vit, vivra et vaincra ! Libérez Georges Abdallah !
Continuons le combat ! Libérons Georges Abdallah !
Que mille initiatives solidaires fleurissent pour sa libération !
Honneur à tous ceux et à toutes celles qui luttent pour sa libération !
C’est ensemble et seulement ensemble, camarades, que nous vaincrons !

Paris, 27 février 2024

Campagne Unitaire pour la Libération de Georges Abdallah
Campagne.unitaire.gabdallah@gmail.com

Facebook : pour la libération de Georges Abdallah
Instagram : cuplgia – Tweeter : CUpLGIA

Premiers signataires
• Organisations

Collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah (CLGIA)
Le CRI Rouge pour la défense des prisonniers politiques et révolutionnaires
Le Comité d’actions et de soutien aux luttes du peuple marocain
Secours rouge arabe
Ligue de la jeunesse révolutionnaire (LJR) - France
Association Nationale des Communistes (ANC) - France
Comité pour une Paix Juste au Proche-Orient (CPJPO) - Luxembourg
Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires (FUIQP) - Marseille
Front Uni des immigrations et des quartiers populaires (FUIQP) - France
International Solidarity Movement (ISM) – France
Solidaires 31 – Toulouse
Bureau Alba Granada pour le Nord Afrique
Argenteuil Solidarité Palestine
Le Parti Révolutionnaire Communiste
Fédération Anarchiste, groupe « Ici et Maintenant » - Belgique
Partito marxista-leninista italiano (PMLI) – Italie
Nouvelle Epoque
Couserans-Palestine
Samidoun Paris Banlieue
Collectif 65 pour la libération de Georges Abdallah
Comité Action Palestine (CAP)
CNT-F - Secrétariat international
Corsica Palestina
PCRF national
Corriente del Pueblo Sol Rojo (México) - Mexique
Collectif Palestine Vaincra
Alliance palestinienne de Hambourg - Allemagne
CGT Energie Paris
UL CGT Paris 18e
Rete dei Comunisti (Italie)
Le comité libanais pour la libération de GIA
Fédération Anarchiste
Réseau d’Appui aux Prisonnier.e.s Politiques au Chili (RIAPPECH)
Jeunesse Communiste de la Loire
Comité poitevin Palestine
Pôle de renaissance communiste en France (PRCF)
Fédération Syndicale Étudiante (FSE)
Comité solidarité Georges Abdallah Lille
Collectif de soutien à la résistance palestinienne (CSRP59)
Association France Palestine Solidarité 63 (Clermont-Ferrand)
CAPJPO Euro-Palestine
Compagnie Jolie Môme
Front anti-impérialiste
Collectif 74 pour la Libération de Georges Abdallah

• Personnalités

Saïd Bouamama
Alain Gresh, journaliste
Youssef Boussoumah
Houria Bouteldja

Notes

DANS LA MÊME THÉMATIQUE

À L'ACTUALITÉ

Publiez !

Comment publier sur Renversé?

Renversé est ouvert à la publication. La proposition d'article se fait à travers l’interface privée du site. Si vous rencontrez le moindre problème ou que vous avez des questions, n’hésitez pas à nous le faire savoir
par e-mail: contact@renverse.co