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Attaque pyrotechnique contre le Secrétariat d’Etat à l’économie suisse

Attaque pyrotechnique contre le Secrétariat d’Etat à l’économie suisse (SECO) – Stop à l’accord de libre-échange avec la Turquie, État tortionnaire !

Berne |

Nous avons attaqué le SECO à Berne et son secteur des accords de libre-échange avec des fusées et des tirs de pyro cette nuit (15.01.2018). Nous souhaitons vous présenter deux des plusieurs milliers de raisons de mettre le feu au SECO :

Selon les déclarations du ministre de l’économie turc, un nouvel accord commercial sur le libre-échange entre la Turquie et l’Association européenne de libre-échange (AELE) sera signé lors du World Economic Forum (WEF) à Davos. Après des négociations finales à Genève en novembre 2017, sous la direction de Johann Schneider-Ammann, les responsables semblent s’être suffisamment mis d’accord sur l’intérêt commun des élites de ces pays.

Le WEF est un excellent exemple de la manière dont l’impérialisme suisse fonctionne

Ce n’est pas par hasard que ce contrat sera signé à Davos. C’est le moment même où la classe des exploiteurs se réunit en chaque début d’année dans une atmosphère détendue. Le WEF est un excellent exemple de la manière dont l’impérialisme suisse fonctionne : il offre un espace soi-disant pacifique de retrait des différentes factions du capital qui s’opposent les uns aux autres, puis négocie une diplomatie de coulisse et use de sa position prestigieuse pour se faire de l’argent en passant des accords avec tout le monde. Ils appellent cela la « neutralité » et les « droits de l’Homme ». Le WEF est en soi un élément important de ce modèle d’affaires, mais les réunions informelles des ministres de l’organisation mondiale du commerce (OMC) autour du WEF est un élément particulièrement important de ce modèle.

Il est important de souligner que chaque réunion de ceux au pouvoir et que chaque contrat entre exploiteurs ne signifie qu’une trêve temporaire de leur concurrence les uns avec les autres ; ceci en faveur d’une position encore plus forte par rapport à celle d’autres capitalistes et surtout en faveur de leurs intérêts communs en tant que classe d’exploiteurs, contre ceux du prolétariat. Il ne peut y avoir de Conseil Suisse des ministres qui agisse « dans l’intérêt de la Suisse » lors d’une telle réunion. Les intérêts qu’il représente sont ceux du capital suisse.

Une position révolutionnaire par rapport à l’impérialisme suisse doit signifier saboter la position de la Suisse dans les négociations telles que celles qui entourent le World Economic Forum.

L’expression « accord de libre-échange » doit être interprétée au sens littéral : il s’agit d’accords renforçant la liberté de ceux qui, des deux côtés, ont quelque chose à échanger, pendant que s’accroit la dépendance de ceux qui produisent les marchandises qui sont échangées. Dans le cas de l’accord avec la Turquie, par exemple : Novartis veut utiliser son implantation turque encore mieux (15’000 travailleur-euse-s) pour extorquer de meilleures conditions fiscales en sa faveur et cela en menaçant de quitter la Suisse. Ou encore : Ammann, le producteur de machines de construction (oui, la société du patron des négocitations Schneider-Ammann et sa famille), qui est déjà très présent sur le marché turc, souhaite profiter encore davantage en tirant profit de la reconstruction des villes kurdes qui ont été bombardées par l’Etat turc. Parallèlement, ils menacent leurs collaborateur-rice-s en Suisse de coupures financières en raison de « l’état de l’économie » à chaque fois qu’ils le peuvent.

Une position révolutionnaire par rapport à l’impérialisme suisse doit signifier saboter la position de la Suisse dans les négociations telles que celles qui entourent le World Economic Forum.

Pas d’arrière-court pacifique pour les exploiteurs et les profiteurs de la guerre !

Sabotons l’accord de libre-échange avec la Turquie !

Pour une perspective révolutionnaire !

Traduction et adaptation par le RAGE du communiqué paru sur la plateforme Barrikade.info

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