Anticapitalisme - Lutte des classes

[Genève] Manif anti-austérité, le 28 mai 2016

Manif anti-austérité du 28 mai
15h - Place Neuve
BLOC « TOUT AUTRE CHOSE »
RDV devant le musée Rath en tête du cortège

Genève |

Genève a connu des mobilisations de grande ampleur durant l’automne 2015. Que ce soit contre le programme d’austérité du Conseil d’Etat, qui coupe dans tous les domaines, sauf ceux de la sécurité et de la culture bourgeoise, contre les conditions de vie imposées aux migrant-e-s, la mobilisation des maçons pour leur convention collective ou encore les luttes autour de la culture, on peut reconnaître que quelque chose a changé à Genève. La paix sociale est en danger. « Tant mieux mais tant mieux ! ».

Face au budget d’austérité qu’il avait concocté, le Conseil d’Etat (plus grand employeur du canton) a vu son personnel (enseignant-e-s, assistant-e-s sociaux, personnel administratif et technique, etc.) descendre dans la rue et protester sous ses fenêtres, jusqu’à présent sans résultat. Au-delà d’’une attaque contre le statut de fonctionnaire, ces coupes budgétaires s’attaquent avant tout aux classes populaires qui même avec les aides sociales (parfois) reçues, ne parviennent pas à boucler leurs fins de mois. Après 7 journées de grèves (non consécutives) et quelques actions symboliques, les syndicats ont signé peu avant Noël un protocole d’accord avec le gouvernement. Aucune des mesures contestées n’a été retirée, il s’agit uniquement d’une trêve avant une hypothétique réouverture des négociations entre les deux parties. De fait, si l’on regarde en arrière on a l’impression que le Conseil d’Etat est davantage gêné dans ses projets par le jusqu’au-boutisme de la droite parlementaire (MCG inclus) que par le mouvement anti-austérité.

Les concessions obtenues l’an dernier par l’Usine ou les migrants de No Bunkers ont pourtant été obtenues dès le moment où ils ont fait un pas de côté – par l’organisation de défilés non autorisés et le refus des déménagements forcés dans les bunkers. Certes on peut difficilement parler de victoire réelle dans ces deux cas, mais ils démontrent que le fait de sortir des lignes toutes tracées permet de faire bouger les choses et de se faire entendre. Et tout cela, alors que ces luttes ne représentent de loin pas une masse telle que celle des fonctionnaires en novembre dernier.

On l’a bien vu pendant le mouvement No Bunkers, l’Etat ce n’est pas que des prestations sociales (souvent déplorables et qui font aussi un travail de flics), mais aussi une police violente et raciste, une justice qui enferme les sans-papiers. En d’autres termes, l’Etat est la politique sécuritaire menée par P. Maudet et prédécesseurs, un outil qui permet le maintien de la domination des riches sur les pauvres. Il ne s’agit donc pas pour nous de défendre l’Etat mais de soutenir la lutte de ses employé-e-s, de ses usager-ères et des personnes qui subissent sa violence.

Ces derniers mois, face à un Conseil d’Etat impassible, plusieurs luttes corporatistes s’unissent pour devenir une contestation globale. Les syndicats des services publics ne sont maintenant plus qu’une composante d’un mouvant plus large de contestation. Si ce mouvement veut aboutir à des résultats tangibles, il doit maintenant porter la contradiction au-delà des méthodes syndicales traditionnelles. Le nombre ne suffit plus à créer un rapport de force. Blocages, occupations, grève métropolitaine : les options sont multiples et les portes ouvertes !

D COLLECTIF AUTONOME

Agenda

[Genève] Manif anti-austérité

 samedi 28 mai 2016  15h00 - 20h00
 samedi 28 mai 2016
15h00 - 20h00
 Place neuve,

 

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