Migrations - Frontières Centres fédéraux pour migrant-e-s

Appel : La violence contre les exilé*es est systémique !

Des rapports publiés par la Wochenzeitung WOZ et la Rundschau de la SRF démontrent les violences racistes perpétrées par des agents de sécurité à l’encontre de requérent*es d’asile dans le Centre Fédéral de Bâle.

D’après de nombreux témoignages, les jeunes hommes maghrébins sont la cible des employés de l’entreprise Sécuritas qui les importunent, maltraitent et tabassent, parfois jusqu’à engendrer des blessures graves. Ces mesures disciplinaires considérées par les agents de sécurité comme étant de la “légitime défense” finit pour les personnes concernées bien trop souvent à l’hôpital. Ces faits macabres ont lieu dans une pièce sans fenêtre appelée “espace de réflexion”, aussi appelée “cellule” ou “silo” par les habitant*es du camp. Privées de témoins, les violences peuvent y être commises en toute impunité.

Contrairement aux dires du Secrétariat d’État aux migrations (SEM), il ne s’agit pas de cas isolés. La brochure rédigée par 3 Rosen gegen Grenzen (en cours de traduction) ainsi que ces articles relatant de faits similaires dans d’autres camps en témoignent (1, 2). Le système d’asile est façonné de A à Z de manière à ce que tout espoir d’une vie digne soit aussitôt anéantis. La violence physique et psychique est un outil vicieux, utilisé pour soumettre et discipliner les requérent*es d’asile.

Le SEM ainsi que l’administration du camp ORS couvrent publiquement les agents de sécurité, révélant la perversité du système : les coupables sont blanchis, les requérent*es d’asile présumés responsables des faits. Dans les rapports officiels, les blessures commises par les sécuritas sont décrites comme étant l’oeuvre de “Maghrébins agressifs” contre eux-mêmes. Chaque tentative de se défendre juridiquement est réprimée par une contre-plainte, et ainsi réduite au silence.

En témoignant publiquement, les personnes concernées se donnent de la force et du courage. Mais elles se mettent aussi en danger. Ne les laissons pas seul*es !
Aucun rapport ne sera assez fort pour enrayer les violences racistes et structurelles qui ont lieu chaque jour dans les camps fédéraux. Il est d’autant plus important d’organiser une solidarité à multiples visages, ainsi que de s’allier à la résistance des personnes concernées.
Bien que cette violence se cache derrière des murs et des barbelés, elle se trouve en plein milieu de notre société. Elle est la suite logique d’un système qui catégorise, isole et déporte. Ça suffit.

Ceci est un appel !

Les responsables se nomment Securitas, SEM et ORS !

Une liste des coordonnées des responsables est disponible ici

N’oublions pas que pour le fonctionnement d’un camp, de nombreux domaines doivent être assurés. Il y a la livraison de nourriture, le transport, les travaux de réparation, de surveillance, etc. En Suisse, les entreprises suivantes assurent une partie de ces fonctions : SV Group, les CFF, ainsi que d’autres services de sécurité comme Protectas (à l’étranger appelé Securitas).

Les entreprises sont nombreuses, en Suisse et au-delà, à tirer profit de ce système de camps. L’entreprise responsable de la gestion des camps, ORS, est aussi active en Italie, en Allemagne, en Autriche et en Espagne (en construction).

PS : Ces articles se consacrent à une critique plus fondamentale des camps d’asile fédéraux :

https://renverse.co/infos-d-ailleurs/Centre-federal-de-Chevrilles-asile-et-barbeles-1714
https://ausstellung.noblogs.org/exposition-en-francais/
https://renverse.co/infos-locales/Geneve-Manifestation-aux-flambeaux-pour-des-conditions-d-accueil-dignes-1866
https://www.fiasko-magazin.ch/

PPS :

Article trouvé sur barrikade.info

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