Anticapitalisme

Coca Cola vend du rêve mais se fiche de l’avenir de nos enfants

A propos d’un tag sur la route pour accueillir la venue du père noël à Gruyères (Fribourg) le 17 décembre dans le cadre d’une tournée de promotion de la marque Coca Cola

Profitant de la période des fêtes, Coca-Cola a sorti son mythique et rutilant camion rouge. Chaque jour, il se pose dans une nouvelle ville, Bienne, Soleure, Gruyères - et il déploie au son des jingle bells toutes sortes d’attractions pour les enfants. Cela va de la photo avec Père Noël dans son camion, au tour de traineau en 3D ou à l’écriture d’une lettre qu’on peut envoyer au Groenland… Ainsi Coco-Cola continure à imposer sa marque rouge avec Noël et à vampiriser la magie des fêtes : là où le camion passe, les visages des enfants rayonnent.

Ce simulacre, cette hypocrisie, aujourd’hui plus que jamais, sont insupportables. La marque Coca-Cola est rouge, rouge du sang qu’elle a sur les mains et de sa responsabilité dans l’écocide en cours. Rouge des 134 milliards de bouteilles en plastique à usage unique qu’elle produit chaque année. Rouge des plus de 150 litres d’eau nécessaires par toute la chaîne pour la fabrication d’une seule boisson. Rouge du sucre qu’elle distille dans nos organismes, provoquant ou agravant les problèmes de santé et de diabète que l’on connaît.

Pourquoi laisse-t-on encore Coco-Cola blanchir son image et apposer son logo sur les rêves de nos enfants ? Doit-on encore une fois comprendre que c’est une entreprise privée, qu’on vit dans un pays libéral, et qu’elle a ses droits ? Sommes-nous arrivés à ce stade d’irresponsabilité politique et morale que ce soit considéré comme normal de laisser Coca-Cola, ceux-là mêmes qui détruisent la possibilité d’une vie digne à l’avenir, impressionner et ébahir nos enfants ? C’est d’un cynisme total, c’est abandonner toutes nos valeurs. Il n’y a plus aucun argument raisonnable pour laisser faire Coca-Cola.

Ce dimanche, c’était le tour de Gruyères. La marque américaine, en plus de s’accaparer Noël, s’est acheté pour un jour le cadre des montagnes gruériennes et du château. « Coca-Cola vend du rêve mais se fiche de l’avenir de nos enfants » - c’est ce que l’on tagué sur la route, juste devant l’espace occupé. En espérant le jour où cet imaginaire fait de pétrole, de plastique et de sucre aura suffisamment fondu pour que nos rêves en soient collectivement libérés.

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