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Scoop ! Eric Stauffer paie des manifestant.e.s.

Après avoir claqué la porte du MCG l’an dernier, qu’il a lui-même fondé en juin 2005, Eric Stauffer lance un nouveau parti fin 2017 : Genève en marche (GEM). Malgré le caractère nouveau de ce parti, le programme du GEM est celui du MCG de ses débuts. Le GEM est composé d’anciens membres dissidents du MCG. Il se base principalement sur la préférence cantonale, une police forte et respectée ainsi qu’une politique économique au profit des plus riches. En bref, un programme politique oscillant entre une extrême droite populiste se rapprochant de l’identité de l’UDC et une vision (très) libérale de l’économie, ressemblant aux idéaux du PLR.

Après avoir siégé en tant qu’indépendant au Grand Conseil, Eric Stauffer, lance de manière désespérée ce nouveau parti. Il espère faire un carton aux élections cantonales d’avril 2018 en récupérant l’électorat du MCG et celui de l’extrême gauche. Cet homme politique a caractérisé la politique genevoise des dix dernières années en créant et jouant sur la peur de la population en avançant des propos fallacieux à l’égard des frontalier.e.s et des étranger.e.s plus largement. Il a fait preuve d’un opportunisme politique assumé (il faut rappeler que dans les années 1990 il était membre du PLR pour ensuite se rallier à l’UDC) en appliquant une politique mensongère et agressive.

La personnalité de ce politicien a été décriée à plusieurs reprises par les autorités compétentes. Ses sauts d’humeur et son manque de self-control, au parlement, lui ont valu d’être condamné dans l’affaire du verre d’eau à une exclusion pendant cinq mois des commissions parlementaires. En septembre 2015 il est condamné pour voies de fait, dommage à la propriété et injures après s’être emporté contre un concierge. Sans oublier, sa condamnation en 2016 pour une violation du secret de fonction dans l’affaire des SIG, l’affaire des boulettes de cocaïne ou encore de l’assistant parlementaire fictif. Nous l’aurons compris, ce personnage sulfureux impose sa propre loi et sa vision de la politique conservatrice, xénophobe et pour le tout sécuritaire.

PAYÉ.E.S PAR STAUFFER POUR MANIFESTER POUR LUI

Mardi 30 janvier au soir, Eric Stauffer et sa nouvelle création "Genève en Marche" organisent une manifestation contre les "dealers" et en faveur de la fermeture nocturne du préau de l’école de Pâquis-centre. Avec une cinquantaine de manifestant.e.s protégés par un effectif policier surarmé et disproportionné, Stauffer et ses acolytes Carlos Medeiros et Pascal Spuhler apposent une chaîne à l’entrée du préau. Face à eux, une manifestation des habitant.e.s du quartier (dont une grande majorité de jeunes) tente de barrer la route aux "marcheurs" d’un soir.

Ce "coup de force" de Genève en marche pourrait de premier abord apparaître comme un succès : une cinquantaine de "marcheurs" réussissent leur action avec le concours de la police. Sauf un bémol qui illustre la solitude de Stauffer et compagnie. Un manifestant nous raconte avoir été rémunéré.e pour cette escapade pâquisarde d’un soir. Habitué des emplois précaires, il reçoit un coup de fil mardi vers 17h. Un homme sous-traitant des activités pour des grands nom de la place genevoise lui propose de participer à « une activité d’une petite heure », contre la coquette somme de 100.-. D’habitude rémunéré entre dix et quatorze francs par heure, il accepte et répond à la convocation : « rendez-vous à 18h à la gare routière ». Eric Stauffer et ses acolytes attendent alors une vingtaine de personnes à qui distribuer des pancartes appelant à "foutre dehors les dealers". Notre contact voit ensuite qu’il, « comme une vingtaine d’autres manifestant.e.s » , reçoit 100.- en espèces. Cette anecdote illustre bien le décalage entre Stauffer et les habitant.e.s des Pâquis, ces dernièr.e.s ne participant pas au rassemblement. Elle montre également la sous-traitance par Genève en marche des actions politiques. Les "marcheurs" profitent de la population précaire de Genève pour s’assurer une présence dans la rue et les médias. Contre un peu plus de deux mille francs, GEM fait sa communication. Les précaires, sans droits et soumis au travail au black, sont contraint.e.s de faire de la pub pour Stauffer en raison de l’insécurité économique liée à leur statut.

TOUJOURS PAS DE MILITANT.E.S DERRIÈRE LUI, STAUFFER PAIE DES FAUX MILITANT.E.S

C’est cette fois, via des canaux légaux que Stauffer démontre une fois encore sa solitude et la faiblesse de son parti, on devrait dire, l’inexistence de son parti. Effectivement, alors que l’entièreté des partis politiques, bien que pas toujours très soutenu par la population, arrive quand même à trouver des bénévoles interessé.e.s par leur cause, Stauffer fait lui appel à une agence de placement pour faire la promotion de son parti qu’apparemment pas grand monde n’apprécie. En effet, et c’est pas faute d’avoir fait parler de lui, Stauffer prend tout ce qui est bon pour lui faire de la pub, à lui et à son parti. Pourtant, aujourd’hui il se retrouve encore obligé de payer des personnes pour continuer désespérément à faire sa promotion. En effet, nous avons croisé des jeunes qui distribuaient des tracts de GEM, derrière un stand à uni-mail... On a été les voir, pensant allez déranger des jeunes militant.e.s du GEM mais, et ce n’est finalement pas une surprise, ce n’était pas des militant.e.s du GEM, mais des jeunes qui effectuaient « un travail obtenu par une grande société de placement suisse », ielles n’ont pas voulu nous dire le nom de celle-ci. C’était vite fait de comprendre que ce n’était pas des militant.e.s du GEM tellement ielles étaient peu informé.e.s sur ce qu’ielles distribuaient.


Dis Stauffer, tu comptes t’afficher encore comme ça longtemps ??
D’ailleurs, combien as-tu d’argent à claquer pour ton parti raciste, islamophobe, sexiste et classiste ?
On commence à comprendre que tu es preneur de tout genre de publicité, bonne ou mauvaise, mais on se devait de sortir cet article parce que ça fait du bien de savoir que t’es solo, on voulait le rappeler ici pour que d’autres puissent aussi se réjouir. Ah et évite de sortir ton excuse de "je crée des emplois", non la raison c’est pas ça. La raison c’est que... t’es solo !

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