Fabio V., jeune militant italien arrêté lors des manifestations contre le G20 de Hambourg à été libéré sous caution et reste sous contrôle judiciaire. Il a choisi d’assumer son choix de venir à Hambourg comme un acte politique.

Nous sommes solidaires avec Fabio V., qui fait face à la justice car - comme beaucoup d’entre nous - il a manifesté à Hambourg au début du mois de juillet contre le sommet du G20. Fabio affronte ce procès de manière politique et ne se laisse pas pousser dans la défensive. Il ne se renie pas, ni ne s’excuse des actes qui lui sont reprochés. Au contraire, Fabio utilise la tribune à sa disposition pour défendre les manifestations contre le sommet du G20 et accuser ceux à qui le procès devrait vraiment être fait, à savoir, les défenseurs du capitalisme.

Dans la répression qui a suivi ces jours de juillet, cette procédure politique en est une parmi de nombreuses autres. Nous ne nous excuserons pas auprès des médias et de la justice de classes. L’analyse des actions contre le sommet du G20 est nécessaire et juste, mais c’est avec certitude que nous ne l’entreprendrons pas avec ceux qui se trouvaient de l’autre côté des barricades. Ce sont des barricades, qui à Hambourg ont été aussi impénétrables qu’elles ont pu l’être parfois dans le passé. C’est de cette manière que nous voyons dans les événements d’Hambourg la preuve claire, qu’après des années de luttes, il y a en Europe un mouvement fort qui s’oppose au capitalisme. Un mouvement qui se manifeste dans le cœur des métropoles et sous les yeux de l’appareil sécuritaire tout puissant.
Leur sévérité dans la répression est d’autant plus visible dans ce contexte. Nous vous répondons, que nous défendons les protestations du G20 sous toutes leurs facettes et que nous les voyons comme l’expression de notre force, bien qu’elles soient limitées dans le temps.

Nous souhaitons conclure avec une citation de la déclaration de Fabio, le 7 novembre 2017 :
“Quelque soit la décision de ce tribunal, elle ne changera pas notre lutte. Car encore beaucoup de jeunes, portés par ces mêmes idéaux, descendront dans les rues partout en Europe. Sans se soucier des prisons que vous essayez ardemment de remplir avec des prisonniers politiques.

La décision de venir à Hambourg était une décision partisane. C’était une décision, de se mettre à la place de celles et ceux qui luttent pour leur droit et contre ceux qui veulent leur en enlever. C’était le choix d’être du côté des oppréssé.e.s et contre les oppresseurs. Le choix de combattre les puissants, petits et grands, qui traitent notre monde comme si c’était un jouet et qui se fichent que ce soit la population qui en paye les frais.”

Organisations signataires :
Rote Hilfe Schweiz, Revolutionäres Bündnis Region Zürich, Revolutionärer Aufbau Schweiz, Revolutionäre Jugendgruppe Bern, Anarchistische Gruppe Bern, Secours Rouge Genève, Revolutionäre Jugend Zürich.

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