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Velotour d’Horizon : Pédaler pour de nouveaux horizons

Le Velotour d’Horizon 2019 était bien plus qu’un simple tour à vélo. Il y avait effectivement des bicyclettes et un parcours étape par étape, mais l’objectif était au-delà du bitume et de l’exercice physique. L’aventure ne s’arrêtera certainement même plus du tout, du moins tant que la situation des personnes réfugiées en Suisse ne s’améliore pas.

Échanges humains et solidarité

Cet événement itinérant s’est donné pour mission de constater les conséquences de la nouvelle loi sur l’asile, entrée en vigueur en mars 2019. Pour réagir à la dégradation des conditions de vie d’un nombre grandissant de personnes migrantes, des personnes habitant en Suisse, certaines réfugiées d’autres non, ont décidé de constituer une équipe et d’enfourcher les vélos du 14 au 31 août 2019 afin de rendre visite à plusieurs camps de réfugié·e·s et de se ressourcer dans des lieux luttant déjà pour une liberté sans frontières ni racisme. Les rencontres dans 10 lieux différents ( le Velotour faisait une boucle depuis Zurich en passant entre autres par Baden, Aarau, Bâle, Delémont, Bienne, Ins, Berne, Lugano, Chiasso, Bellinzona, Lucerne ) donnaient la possibilité de cerner les différences dans l’application des lois de chaque canton et de tisser des liens entre les personnes solidaires et militantes.

Les motivations du Velotour sont donc multiples : Il s’agit tout autant de dénoncer et d’informer que de permettre la rencontre en brisant, pour un temps, l’isolement quotidien des camps (1) de réfugié·e·s. Le Velotour part en effet du constat que le terrain de contact entre les personnes réfugiées et indigènes s’amenuise à mesure que progresse l’isolement.

Donner forme à la rencontre, faire exister le contact, celui qui permet d’écouter le point de vue de personnes prioritairement concernées. Ainsi peuvent être mis à nu les mensonges racontés par les autorités. Il devient alors évident que l’accélération de la procédure d’asile n’est pas un avantage pour les demandeur·euse·s d’asile. Que les droits fondamentaux de chaque personne ne sont pas forcément respectés « parce qu’on est en Suisse ». Que les « centres » de réfugié·e·s sont bien des camps, d’inspiration carcérale.
Mettre en lumière, attirer l’attention sur ce constat criant : les personnes réfugiées, déjà marginalisées par les complexités administratives, par les différences légales, linguistiques et culturelles, par le harcèlement de la police et des services de douanes, verront leur statut se dégrader davantage dans les années à venir, si la solidarité et le sabotage de l’appareil d’isolement ne sont pas à la hauteur.

Du 19 au 21 août 2019, le Velotour s’arrêta à la Cantine à Delémont. Le mardi soir, 20 août, une rencontre ouverte à toute personne intéressée était organisée. Avant de vous proposer une analyse critique du système d’asile suisse actuel, nous vous convions à un retour sur les discussions, déroulées dans un intense et agréable quadrilinguisme ( Fr, De, En, It ). 

Quelques impressions suite à la soirée de discussion

Mardi soir, 20 août, une trentaine de personnes prenaient place autour de la table ronde de la grande salle de la Cantine, lieu autogéré à Delémont. Avant d’échanger sur le système d’asile dans les différents cantons suisses, les personnes intéressées par le Velotour venu·e·s de la région du Jura pouvaient glaner des informations dans un infokiosque proposant brochures, journaux et flyers récoltés avant et pendant le Velotour. Dans le même temps, deux expositions proposées par l’équipe du Velotour montraient, d’une part, le principe et les conséquences de la nouvelle loi d’asile et des camps fédéraux et, d’autre part, l’histoire de l’aggravation des lois d’asile depuis les années 80.

Les conséquences de la nouvelle loi d’asile : Les camps d’aide d’urgence se rapprochent des camps fédéraux

À partir de mars 2019 est entrée en vigueur une révision de la loi sur l’asile qui se base sur la construction des camps fédéraux. Certaines de ces nouvelles infrastructures où seront placé·e·s les nouveaux/elles arrivant·e·s ont déjà été construites et sont habitées, tandis que d’autres sont en cours d’élaboration. Les camps fédéraux sont un rouage qui s’ajoute au système d’isolement déjà bien huilé et ont pour but d’accueillir les réfugié·e·s qui viennent de déposer leurs demandes d’asile. Leur finalité est différente des camps d’aide d’urgence, mais les mécaniques de mise au pas et d’isolement y suivent une ligne cohérente : mise à l’écart des populations en attente, banalisation de l’ennui, isolement par le manque d’argent, contrôles réguliers dans les chambres des résident·e·s, privation de repas en cas de retard etc...

La nouvelle loi vise en outre l’accélération du processus d’asile à 140 jours. Elle réduit notamment les délais de recours de 30 à 7 jours en cas de réponse négative à une demande d’asile. L’avocat·e qui défend la personne réfugiée est par défaut désigné·e par l’Organisation suisse d’aide aux réfugiés (OSAR), mandatée par le Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM). Si cet·te avocat·e est trop engagé·e en faveur des requérant·e·s, ielle perd son travail (dans le projet pilote de Zurich tout du moins). Les réfugié·e·s reçoivent une liste avec des avocat·e·s travaillant hors de ce système mais personne ne les soutient pour entrer en contact et l’accès n’est pas évident : À Bâle, le billet de transport public jusqu’à l’avocat coûte environ la moitié de ce que les réfugié·e·s reçoivent quotidiennement et à Zurich, les avocat·e·s gratuit·e·s se trouvent dans des hot-spots policiers.

La situation dans les camps d’aide d’urgence

Quand la demande d’asile a été refusée, la personne est transférée dans un camp fédéral d’expulsion. Si dans les 140 jours elle n’est pas expulsée, la responsabilité de l’expulsion n’incombe plus à la confédération mais aux cantons et la personne attend d’être transférée dans un camp d’aide d’urgence. Les temps de recours raccourcis, la qualité des recours diminue, les refus augmentent : un nombre grandissant de demandeurs/euses d’asile refusé·e·s se retrouvent dans des camps d’aide d’urgence où les conditions sanitaires et infrastructurelles sont déjà mauvaises et s’aggravent avec la surpopulation des camps.

À Soyhières

Un résident du centre d’aide d’urgence de Soyhières nous informe des conditions de surveillance des bénéficiaires de l’aide d’urgence ( nous y reviendrons plus bas ) et du stress psychologique qui en découle. Absurdement, l’accès aux soins d’urgence est assuré tandis que pour un soutien psychologique, un accord du responsable du camp doit être demandé. Il en va de même pour les visiteur·euse·s, qui sont pris·e·s en photo et dont l’identité est transmise à la police par l’agent de sécurité. Ce résident est toutefois satisfait de pouvoir travailler au nettoyage du camp, tâche organisée en tournus par les résidents (2), ce qui permet de gagner quelques sous s’ajoutant agréablement à la rente d’urgence assurée par l’AJAM. C’est d’ailleurs la seule possibilité d’acquérir un revenu : les personnes réfugiées sont, en attendant leurs réponses ( permis N ) ainsi qu’en cas de réponse négative, privées de travailler.

N’ayant jamais rencontré un habitant ou mis les pieds dans ce bâtiment d’aide d’urgence, quantité de Jurassien·ne·s croient que le camp de Soyhières héberge des migrants criminels. La propagande bourgeoise, raciste et sécuritaire qui pollue la rue et les grands médias y est pour quelque chose. Les conditions de surveillance du camp ainsi que sa situation retirée sous-entendent que les personnes s’y trouvant sont, quelque part, nécessairement dangereuses. La mise à l’écart est bien réelle. L’isolement se passe de barbelés lorsque la peur d’autrui est assez puissante pour maintenir à l’écart.

À Courtételle

Un résident du camp d’accueil de Courtételle met en évidence la négligence en matière d’hygiène, d’infrastructure et d’intimité. Pour les quinze résidents, une seule douche sur trois fonctionne et est pourvue d’un rideau, toutes les toilettes sont cassées sauf une, certaines lampes ne sont jamais changées.

Un fait divers frais du jour

Un réfugié nous informe avec beaucoup d’émotions avoir subi dans la journée un contrôle au faciès de la part de policier·e·s jurassien·ne·s, qui l’ont amené au poste pour le fouiller au corps alors qu’il était parfaitement en règle, se rendant à un cours de langue. Son seul défaut était d’avoir, comme le veut la procédure d’asile, laissé ses papiers au SEM, ce qui donne apparemment tous les droits à la police, à commencer par celui d’exercer un racisme épidermique. Cette personne ne souhaite pas que nous écrivions plus de détails sur la situation. Nous relevons toutefois que ce type de profilage racial ne choque guère les personnes venues de Zurich où il fait partie de la violence ordinaire et où les militant·e·s ont déjà établi une marche à suivre pour s’en protéger (3). Du côté des Jurassien·ne·s, l’indignation est grande et les outils de résistance encore trop restreints.

Comment continuer ?

Après avoir discuté au sujet d’informations souvent transformées ou inconnues, inaccessibles et cachées, une grande question s’est posée : Maintenant, que peut-on faire contre l’inhumanité et l’isolement organisé ? Dans le canton du Jura, des associations sont en train de se monter ou sont déjà actives, certaines étaient représentées lors de la discussion ( AJIR, MJSSP, Underaction, Caff... ). Des lieux solidaires existent tandis que d’autres sont en élaboration. Il est clair que le début de toute lutte imaginable est le lien, le réseau et le contact direct avec les personnes concernées : aller rendre visite dans les camps existants, organiser des rencontres, échanger les informations...

Dans cette idée, le Vélotour d’horizon continue son parcours. Grâce au tour 2019, des contacts au niveau national se sont créés. En 2020, des cyclistes du monde entier habitant en Suisse vont à nouveau traverser le pays dans le but de quitter le quotidien marginalisant pendant un moment, d’informer, de se rencontrer, de se rassembler, de lutter, de se révolter. L’organisation du Velotour d’horizon 2020 commence en janvier 2020 à la Cantine à Delémont. Du 17 au 26, les personnes intéressées sont invitées à passer un petit ou long moment là-bas pour amener leurs idées, briser l’isolement, agrandir et renforcer le réseau déjà existant. Les informations suivront sur lesrondez.ch.

Analyse critique : La dignité humaine appliquée en Suisse

Un nombre conséquent de personnes sont placées dans les camps d’aide d’urgence et l’État leur garantit le minimum pour « mener une existence conforme à la dignité humaine » ( art. 12 Cst ). Les différences cantonales en matière d’appréciation de la dignité humaine sont intéressantes.

À Zurich, la dignité humaine peut consister à habiter dans un bunker sous-terrain avec un couloir d’une centaine de mètres de long pour accéder à un dortoir trop petit pour la centaine de personnes qui y dort, dont l’absence d’aération empêche l’humidité d’être évacuée, la vapeur d’eau rejetée par les corps perlant sur les murs. On y est astreint de signer deux fois quotidiennement pour recevoir 8.- CHF puisque, comme le dit la constitution suisse, « Quiconque est dans une situation de détresse et n’est pas en mesure de subvenir à son entretien a le droit d’être aidé et assisté ».

Dans le Jura, la situation semble un peu moins déshumanisante, puisque les populations dans le centre d’aide d’urgence de Soyhières sont moins entassées qu’à Zurich. Les conditions de contrôle ( deux visites par jour dans les chambres par un·e agent·e de sécurité ) et d’isolement sont pourtant difficilement assimilables à l’idée de dignité humaine. Sur ce point, une nouvelle différence entre les cantons est observable. À Zurich, de tels contrôles quotidiens ne peuvent pas avoir lieu car les habitant·e·s des camps se révoltent, demandent aux gardiens de se justifier et surtout, car l’information passe tout de suite au réseau de visiteur·ses solidaires qui se permet d’intervenir. En matière de signature, l’État Jurassien demande une unique signature par semaine au centre de Courrendlin de l’AJAM pour verser les 10.- CHF quotidiens. Il semble globalement appliquer la loi fédérale avec un peu moins de coercition que l’État zurichois, mais il faudrait vraiment avoir le cerveau lavé d’un identitaire régionaliste dédiant sa vie à la défense d’un État démocrate-chrétien (4) pour en tirer une quelconque satisfaction.

Constitution sous condition

La précieuse aide financière, ressource essentielle pour survivre dans une société complètement dépendante à l’argent, est reçue contre une signature qui est synonyme de contrôle de la part des autorités. Ce « minimum pour mener une existence conforme à la dignité humaine », ce « droit d’être aidé et assisté » (art.12 Cst) sont conditionnels ( argent contre signature ), ce qui n’est évidemment pas précisé dans les jolis principes constitutionnels. L’État donne, à condition de pouvoir contrôler. Il accueille à condition de pouvoir imposer ses protocoles. Sa générosité de façade lui permet de réaliser son travail de catégorisation sociale. L’identité nationale est un facteur important de classification : qui n’est ni riche, ni suisse, est harcelé, contrôlé, mis à l’écart.

Ainsi s’insinue un racisme d’État insidieux et toute la violence administrative et physique qui en découle. Cette situation pourrait indigner ceusses qui croient encore que le gouvernement sert autre chose que la destruction de toute vie et de tout lien social. Nous y voyons une énième et non moins glaçante confirmation de ce phénomène : plus la situation se dégrade, plus l’arrogance du pouvoir est décomplexée. Concrètement, quand on considère l’opulence matérielle et alimentaire que nous produisons quotidiennement, les conditions de l’aide d’urgence sont bien en-deçà de ce que pourrait garantir l’humanité débarrassée du paradigme de l’oppression des un·e·s par les autres. De fait, les personnes bénéficiant de l’aide d’urgence sont à la base considérées avec un mépris qui fait passer pour de la générosité l’acte de leur lâcher péniblement un toit mal fait, un accès à la santé bien limité et 8.- à 10.- CHF par jour contre leur obéissance, tandis que d’autres baignent dans la surabondance.

Halte à la ségrégation !

Ce Velotour d’Horizon nous aura rendu attentif·ive·s au fait que la nouvelle loi renforce cette situation ségrégationniste (5). Des personnes sont délibérément et officiellement isolées sur la base principale de leur identité non-suisse, bénéficiant de moins de droits et de capacité de vivre réduites. Cela n’est évidemment pas écrit noir sur blanc dans un texte de loi, celles-ci, rappelons-le, existant avant tout pour servir les intérêts des élites bourgeoises, appuyées par les avocats et juristes qu’elles seules peuvent se payer, laissant à leur sort les minorités opprimées.

Nous parlons de ségrégation en regardant les faits, puisqu’eux seuls reflètent la réalité des choses : aujourd’hui, dans un des pays les plus riches du monde, dans les villes et les villages, à Zurich, Soyhières, Courtételle et ailleurs, des personnes sont délibérément isolées, privées de la plus élémentaire dignité humaine tandis que des camps fédéraux, d’inspiration carcérale, se préparent à accueillir les suivantes. Cela se passe dans un monde où les richesses abondent, mais continuent d’être pillées par les capitalistes, dans une Suisse où le dogmatisme libéral et le culte du prétendu « État de droit » empêchent de regarder la réalité en face et de s’organiser entre humain·e·s pour faire impasse à l’inacceptable.

Un militant zurichois ayant suivi les luttes contre les lois d’asile depuis les années 80 nous disait, en substance, ceci : « Les lois d’asile sont une institutionnalisation de la solidarité. Certains durcissements des lois d’asile contre lesquels nous nous sommes battu·e·s fermement avec les réfugié·e·s dans les années 80 deviennent aujourd’hui réalité, les partis xénophobes réussissant à faire plier l’opinion en leur faveur. Au point que la dernière loi a été l’oeuvre d’une membre du parti socialiste, qui s’abaisse à emprunter les méthodes de l’extrême-droite pour espérer lui gratter quelques portions d’électorat ».

Face aux demandes migratoires qui vont augmenter au vu notamment du changement climatique en cours et au succès que connaissent les régimes autoritaires aux quatre coins du monde, obligeant grand nombre de personnes à fuir ; face au régime ségrégationniste qui s’intensifie dans les institutions à-côté de chez nous, il devient urgent de se confronter à la seule fatalité qui soit : il n’y a pas de passivité. Soit on accepte la situation, délibérément ou en faisant mine d’être impuissant·e et alors on pactise avec l’Etat, on fonce avec le pouvoir en place vers la lutte des dominant·e·s contre les opprimé·e·s. Soit on refuse la situation, on se solidarise pour briser les chaînes et aller vers l’émancipation de tout individu au détriment des esprits dominateurs, ségrégationnistes ou charitables.

Nous n’avons plus le choix. Nous devons donc avancer.
Solidarité avec les réfugié·e·s, avec ou sans papiers !

Article paru dans la Feuille Officieuse n°3, Janvier 2020. Autres articles et informations ici !

1. Nous choisissons d’utiliser la terminologie issue de plusieurs articles : à la notion de « centre », les auteurs/ices préfèrent celle de « camp », plus proche de la réalité d’isolement et de la logique carcérale qui sous-tend à la mise en place de telles infrastructures « Nous dénonçons ces centres fédéraux comme étant des camps assumés. Un camp se définit par l’isolement d’un groupe de personnes du reste de la société et sa concentration dans un espace défini est soumis à des lois et droits exceptionnels. L’existence d’horaires stricts et de contrôles minutieux des entrées par les services de sécurité créent une semi-prison. » (extrait d’un feuillet d’information disponible sur www.gegenlager.info/fr).
Pareil pour les centres d’aide d’urgence. Bien qu’ils ne soient pas entourés de barbelés dans toutes les régions de la Suisse, leurs habitant·e·s ne sont tout de même pas libres. Ce sont des murs invisibles qui les accompagnent partout : la mise à l’écart géographique et le manque d’argent rendent les contacts sociaux et la participation aux activités de la société difficiles. Cet isolement psychologique est voulu et fait d’un centre un camp. (résumé d’un article disponible sur www.wo-unrecht-zu-recht-wird.ch/de)
2. Les camps sont séparés par genres : ceux de Soyhières et Courtételle sont des camps masculins.
3. Pour plus d’information : www.bildung-fuer-alle.ch
4. Nous ne généralisons volontairement pas tout·e indépendantiste.
5. La ségrégation que nous observons et dénonçons a de multiples facteurs. En partie racistes, en partie socio-économiques, en partie administratifs. Nous proposons donc d’utiliser le terme “ségrégation” pour dénoncer le phénomène dans son ensemble, pour ce qu’elle désigne socialement et ce qu’elle signifie politiquement.

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