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Vérité et justice pour Steve, Zineb et Adama. Solidarités transfrontalières contre les violences policières et la répression d’État en France

Depuis longtemps en France, la police mutile et assassine, et ce, avec le soutien sans faille de l’appareil d’Etat et des grands médias. Si ces violences et assassinats ont déjà lieu depuis bien trop longtemps dans les quartiers populaires, le mouvement des gilets jaunes, et plus récemment le cas de Steve, témoignent d’une généralisation de ces pratiques nauséabondes. Face à cela, nous tenons à témoigner notre solidarité aux familles et à l’entourage des victimes, à tou.x.te.s les mutilé.e.x.s et emprisoné.e.x.s par la police et l’Etat français, à nous joindre aux demandes de vérité et de justice pour Steve, Zineb et Adama, ainsi qu’à informer nos camarades, en Suisse, sur la situation qui est aujourd’hui celle de la France, mais qui révèle en réalité la nature autoritaire et souvent raciste des « démocraties » néolibérales contemporaines.

Des violences structurelles

Les cas d’Adama, Zineb et Steve attestent tous de cette dimension structurelle, dans la mesure où les politicien.ne.x.s, la justice, l’IGPN ont tous, de concert, nié, invisibilisé ces assassinats policiers afin de couvrir les flics.

Les violences policières et la répression d’Etat, en France (si ce n’est partout ailleurs), ne sont pas des « bavures », mais comportent au contraire une dimension structurelle. Structurelle parce qu’elles sont récurrentes – particulièrement pour les personnes racisées, comme le montre, en France, la mort de Zyed, Bouna, Aboubacar, Wissam, Malik, Lamine, Amine, Babacar et tant d’autres jusqu’aux trois-cents alégrien.ne.x.s jeté.e.x.s dans la Seine le 17 octobre 1961 [1], et comme le montre, en Suisse, les cas de Lamine, Hervé, Umüt, Skander, Mike [2]. Et structurelle encore parce qu’elles engagent de nombreuses instances de l’appareil d’Etat (police, gendarmerie, IGPN (police des polices [3]), politicien.ne.x.s, juges, procureur.e.x.s et expert.e.x.s médico-légaux), ainsi que leurs chiens de garde, les grands médias. Les cas d’Adama, Zineb et Steve attestent tous de cette dimension structurelle, dans la mesure où les politicien.ne.x.s, la justice, l’IGPN ont tous, de concert, nié, invisibilisé ces assassinats policiers afin de couvrir les flics. Or ce qu’il faut rappeler, c’est que nier, invisibiliser, protéger, c’est en réalité encourager, c’est laisser carte blanche à la police, c’est conférer aux flics le droit d’assassiner, d’éborgner, de mutiler les manifestant.e.x.s dans les mouvements sociaux (on pensera ici à Rémi Fraisse assassiné à Sivens le 26 octobre 2014), les populations des quartiers, et récemment, un jeune à la fête de la musique à Nantes.

Adama Traoré

En réalité, Adama est mort d’une asphyxie provoquée par un plaquage ventral des flics, soit à cause d’une technique d’interpellation interdite dans de nombreux pays en raison de ses conséquences létales, et souvent dénoncées comme telles.

Adama Traoré a été tué par trois gendarmes le 19 juillet 2016 à Beaumont-sur-Oise, le jour de ses 24 ans, à la suite d’un contrôle au faciès. Alors que les expert.e.x.s médicaux mandaté.e.x.s par la justice affirment que les gendarmes ne sont pour rien dans la mort d’Adama [4], soit qu’il serait mort en raison d’antécédents médicaux, les contrexpertises médicales, réalisées à la demande de la famille Traoré, balayent « la théorie d’un décès dû à sa condition médicale » [5], et remettent en cause l’éthique médicale des médecins mandatés par la justice. En réalité, Adama est mort d’une asphyxie provoquée par un plaquage ventral des flics, soit à cause d’une technique d’interpellation interdite dans de nombreux pays en raison de ses conséquences létales, et souvent dénoncées comme telles. En plus de ces mensonges démontrant la collaboration des instances médicales et de la justice pour blanchir la police, aux dépens de la vérité et de la justice, quatre des frères d’Adama ont été emprisonnés. L’Etat et sa police ont enlevé la vie d’Adama parce qu’il était noir, ont menti sur les causes de sa mort, ont pour l’instant blanchi les gendarmes et ont emprisonné ses frères.

Zineb Redouane

On ne peut comprendre cette affaire – l’écart entre l’expertise et la contre-expertise médicale – sans prendre en compte le contexte qui est celui de la mobilisation des gilets jaunes : il s’agissait à tout prix – le prix de la vérité et de la justice – d’étouffer l’affaire.

Zineb Redouane, 80 ans, est décédée le 2 décembre 2018 dans un hôpital à Marseille. Elle avait été visée par un tir de grenade lacrymogène le jour précédent, lors d’une manifestation de gilets jaunes et d’une mobilisation contre le mal-logement, alors qu’elle était au téléphone avec sa fille, à la fenêtre de son appartement situé au 4ème étage. Comme c’était le cas pour Adama et comme ça sera le cas pour Steve, les expert.e.x.s médico-légaux affirmeront qu’« on ne peut pas établir de lien de cause à effet entre la blessure [provoquée par la grenade] et le décès  » [6], soit que Zineb est davantage morte en raison de ses antécédents médicaux et de l’intervention chirurgicale qu’elle aurait subie à l’hôpital que de l’intervention des forces de l’ordre. Au contraire, la contre-expertise réalisée en Algérie à la demande de la famille de Zineb conclue à « un important traumatisme facial imputable à l’impact d’un projectile » qui, selon ces expert.e.x.s, « est directement responsable de la mort par aggravation de l’état antérieur, malgré les soins intensifs prodigués en urgence » [7]. Ici encore les expert.e.x.s médicaux mandaté.e.x.s par la justice, dont le rôle devrait être d’établir la vérité, semblent tout faire pour blanchir les flics – alors que ceux-ci, d’après les derniers mots de Zineb au téléphone avec sa fille, l’ont volontairement visée. Evidemment, on ne peut comprendre cette affaire – l’écart entre l’expertise et la contre-expertise médicale, ainsi que toutes les irrégularités de la procédure de l’IGPN [8] – sans prendre en compte le contexte qui est celui de la mobilisation des gilets jaunes : il s’agissait à tout prix – le prix de la vérité et de la justice – d’étouffer l’affaire. C’est pourquoi Christophe Castaner (ministre de l’intérieur) s’empressera de déclarer qu’il ne voudrait « pas qu’on laisse penser que les forces de l’ordre ont tué Zineb Redouane. Parce que c’est faux » [9]. Ici encore, la mollesse de l’enquête de l’IGPN, l’expertise médico-légale, ainsi que les mensonges de l’exécutif sont effarants et témoignent de la dimension structurelle de ces crimes policiers – sans parler du silence assourdissant des médias (avant que Le Média ne se repenche sur l’affaire, sept mois plus tard…), silence certainement dû au fait que Zineb était âgée et d’origine Magrébine.

Steve Maia Caniço
Steve Maia Caniço, 24 ans, a disparu dans la Loire, à Nantes, dans la nuit du 21 au 22 juin 2019, suite à l’intervention des forces de l’ordre pour mettre fin à la fête de la musique qui se déroulait sur les quais. Son corps sera retrouvé plus d’un mois après les faits, le 29 juillet. Pour disperser les fêtard.e.x.s, comme l’ont raconté les témoins et comme le montrent des vidéos, la police a chargé la foule, tiré 33 grenades lacrymogènes, lancé 10 grenades de désencerclement, tiré 12 fois au LBD, et utilisé des tasers, des matraques, ainsi qu’un maître-chien. Et ce, alors que la police était au courant que le bord de la Loire n’était pas équipé de barrières. Face à cela, que dit le rapport de l’IGPN ? Selon l’IGPN : la police n’a pas chargé la foule et personne n’est tombé à l’eau à cause de l’opération ; « l’intervention de la police était justifiée et n’est pas apparue disproportionnée » ; et, comme le dira Edouard Philippe (premier ministre), il n’a donc « pas pu être établi de lien direct entre l’intervention des forces de l’ordre et la disparition de Steve » [10]. Face à cette insupportable ritournelle, qui comme pour Adama et Zineb, dédouane les flics, nous leur répondrons, comme cela a déjà été dit, que « nous n’avons pas pu, nous non plus, établir de lien entre l’intervention du 1er ministre et la vérité  » [11], soit entre le rapport de l’IGPN et la vérité. Comme pour Zineb et Adama, la mort de Steve implique tout autant l’unité de CRS chargée de l’opération, leur hiérarchie, l’IGPN et l’exécutif.

Les violences policières dans la situation actuelle
Une fois encore, ces pratiques violentes et systématiques de l’Etat français ne sont pas nouvelles, et encore moins nouvelles pour les exilé.e.x.s et pour les populations des quartiers populaires – qui comme le souligne Assa Traoré « sont gilets jaunes depuis 40 ans » [12]. Elles restent, aujourd’hui encore, sûrement plus violentes pour ces personnes qui n’ont même pas besoin de manifester pour se faire mutiler, qui peuvent être tuées simplement parce qu’elles sont noires ou arabes. On pensera aussi aux lycéen.ne.x.s de Mantes-la-Jolie, mis.e.x.s à genoux les mains sur la tête pendant plusieurs heures. Et au fait que les flics n’auraient jamais appliquées ces pratiques en dehors des quartiers populaires ; et qu’ici encore, l’IGPN joue son rôle de blanchisserie en affirmant que ces pratiques sont « justifiées », qu’il n’y a aucune anomalie – si ce n’est d’avoir filmé la scène [13].

Castaner, par une « promotion gilets jaunes », vient de décorer 9000 flics, dont quatre pourtant impliqué.e.s dans la mort de Steve, dans les blessures de Geneviève Legay, et dans la mort de Zineb.

De ce point de vue, le mouvement des gilets jaunes marque à la fois la visibilisation de ces pratiques longtemps invisibilisées et niées par le complexe étatique et médiatique lorsqu’elles avaient cours dans les quartiers, ainsi que leur généralisation massive dans les mouvements sociaux. Mais le mouvement des gilets jaunes est en plus porteur d’une conjoncture particulière, qu’il faut éclairer pour comprendre ces violences et crimes policiers ainsi que leur impunité. Il est indéniable que le gouvernement Macron, depuis les mois de novembre et décembre, tient en grande partie grâce à sa police. Or, comme le souligne Frédéric Lordon, un « gouvernement qui ne se maintient plus que par [sa police] tombe nécessairement dans ses mains » [14]. Déjà que les flics ne sont presque jamais condamnés, on comprend pourquoi ils le sont et le seront encore moins depuis le mois de novembre. Le rapport de force est en leur faveur, et ils ne s’en cachent pas : en juin dernier, le syndicat Alliance Police nationale, syndicat majoritaire dans la police en France, affirmait la chose suivante à propos des « Manifestations gilets jaunes » : « Si nos collègues venaient à être injustement condamnés, nous saurons ce qu’il nous reste à faire… et notre colère, personne ne pourra la contenir. […] L’ensemble des policiers est d’ores et déjà prêts à nous suivre. » [15]. Ces menaces permettent en partie de comprendre pourquoi les flics qui ont tué Steve, Adama et Zineb seront sûrement acquittés ; pourquoi il n’y aura pas de sanction pour les responsables des 24 éborgné.e.s, des 5 mains arrachées, des 315 blessures à la tête ; pourquoi, dès décembre, Macron a augmenté les flics tout en refusant toute augmentation de salaire au reste de la fonction publique [16] ; pourquoi Castaner, par une « promotion gilets jaunes », vient de décorer 9000 flics, dont quatre pourtant impliqué.e.s dans la mort de Steve, dans les blessures de Geneviève Legay, et dans la mort de Zineb [17]. Parce que le gouvernement repose sur sa police, celle-ci a carte blanche. Et cette carte blanche de la police est d’autant plus inquiétante, qu’on sait que plus de 50 % des flics français votent Rassemblement National (on comprend d’ailleurs pourquoi l’un de ses membres affirme qu’« il n’y a pas de violence policière en France » [18], (message à faire circuler auprès des gilets jaunes qui ne sauraient pas encore de quel côté de la barricade se trouve le RN)) ; alors qu’un syndicat de commissaires affirme qu’« il faudrait supprimer les avocats militants » [19] ; alors que Synergie-Officiers, deuxième syndicat des officiers de police, qualifie les « zadistes, antifas, no border… » « d’essaims de cloportes » [20] ; alors que le syndicat Alliance traite les manifestant.e.x.s à Nantes de « sous être humains  », comme les nazis parlaient d’Untermensch et comme le Ku Klux Klan parlait d’under-man [21]. Tout cela témoigne de la fascisation de la police française, qui ose traiter les manifestant.e.x.s de cloportes et de sous être humains, et par là justifie qu’elle les réprime, les écrase sous ses bottes.

Fascisation de l’appareil d’Etat
Mais la police n’est pas la seule institution à être contaminée pas des éléments fascistes ou racistes. On se rappellera par exemple les déclarations de Castaner traitant certaines ONG de « complices  » des passeurs en Méditerranée, au point que les fascistes de Génération identitaire lui ont préparé une carte d’« adhérent d’honneur » [22]. Ou aux sept de Briançon, initialement accusé.e.s de « délit de solidarité » avec, à la clé, un séjour à la prison des Beaumettes, pour avoir accompagné des migrant.e.x.s lors de leur passage de la frontière franco-italienne, alors que les fascistes de Génération identitaire paradaient en grande pompe au même moment. On pensera également à Antonin Bernanos, militant antifasciste parisien, en prison depuis 5 mois et dont la détention vient d’être prolongée de 4 mois, tout cela parce qu’un fasciste l’a accusé de l’avoir frappé. En France, en 2019, sous Macron, il est donc possible d’être incarcéré pendant 9 mois, sans qu’aucun jugement n’ait été prononcé, à partir de l’accusation bidon d’un néo-nazi [23].

En France, en 2019, sous Macron, il est donc possible d’être incarcéré pendant 9 mois, sans qu’aucun jugement n’ait été prononcé, à partir de l’accusation bidon d’un néo-nazi.

Ripostes et solidarités
Face à ces actes et discours racistes, fascistes, autoritaires et répressifs de la police et de l’Etat, il nous apparaît nécessaire de lutter et de soutenir toute les ripostes à l’autoritarisme macronien et à sa police. En peignant un mur à la sortie de Genève, là où passe de nombreux trains en direction de la France, nous nous joignons, par delà les frontières, aux demandes de vérité et de justice pour Adama, Zineb et Steve, et tentons de participer à la visibilisation de ces crimes policier et d’Etat, que les médias suisses passent également largement sous silence. Solidarité aux familles et à l’entourage. Solidarités aux mutilé.e.x.s et aux incarcéré.e.x.s. Solidarité transfrontalière. Vérité et justice pour Steve, Zineb, Adama et tou.x.te.s les autres.

P.-S.

[1] Jean-Luc Einaudi, La Bataille de Paris - 17 octobre 1961, Le Seuil, 1991.

[2] https://renverse.co/Mercredi-a-Lausanne-la-police-a-tue-Mike-du-collectif-Jean-Dutoit-1409. ; https://lecourrier.ch/2018/03/21/prevenus-dhomicide-par-negligence/

[3] https://fr.wikipedia.org/wiki/Inspection_g%C3%A9n%C3%A9rale_de_la_Police_nationale

[4] https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/03/12/adama-traore-un-rapport-realise-a-la-demande-de-la-famille-remet-en-cause-l-expertise-medicale_5435061_3224.html. – « Le décès de M. Adama Traoré, affirment les expert.e.x.s médico-légaux, résulte de l’évolution naturelle d’un état antérieur au décours d’un effort ».

[5] https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/03/12/adama-traore-un-rapport-realise-a-la-demande-de-la-famille-remet-en-cause-l-expertise-medicale_5435061_3224.html
https://www.mediapart.fr/journal/france/100419/les-juges-relancent-l-enquete-sur-le-deces-d-adama-traore

[6] https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/06/20/affaire-zineb-redouane-l-enquete-est-depaysee-pour-eviter-une-forme-de-suspicion_5479063_3212.html

[7] https://www.mediapart.fr/journal/france/260719/mort-de-zineb-redouane-les-enqueteurs-se-sont-montres-peu-curieux

[8] https://mars-infos.org/zineb-redouane-assassinee-le-1er-4228

[9] « Violences policières. Affaire Zineb Redouane : le rôle des CRS se précise », L’Humanité,‎ 3 juillet 2019.

[10] https://www.youtube.com/watch?v=S7vg4y5x2QA

[11] https://twitter.com/isskein/status/1156312107526295552/photo/1

[12] https://radioparleur.net/2019/02/25/gilets-jaunes-quartiers-populaires/

[13] https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/07/26/interpellation-de-lyceens-a-mantes-la-jolie-l-enquete-de-l-igpn-classee-sans-suite_5493904_3224.html

[14] https://blog.mondediplo.net/ou-est-steve-et-ou-va-la-police

[15] http://www.alliancepn.serverhive.com/mediapics/9/f/8/9f88c9ce65d72cb84de6c0a92c7ef3e11f088e51.jpg

[16] https://www.mediapart.fr/journal/france/211218/macron-cajole-les-policiers-et-meprise-les-autres-fonctionnaires

[17] https://www.mediapart.fr/journal/france/170719/la-promotion-gilets-jaunes-de-christophe-castaner-les-medailles-de-la-honte

[18] https://twitter.com/J0sephch/status/1161272290824400898

[19] https://twitter.com/ScpnCommissaire/status/1157682653354778625

[20] https://twitter.com/PoliceSynergie/status/1107662000291753985

[21] https://twitter.com/CerveauxNon/status/1160479680090333186

[22] https://www.liberation.fr/direct/element/generation-identitaire-fait-de-christophe-castaner-un-adherent-dhonneur_96099/

[23] https://www.nantes-revoltee.com/cauchemar-judiciaire-la-justice-sacharne-contre-antonin-militant-parisien/

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