Sous la pression populaire, les propriétaires rendent l’argent

Après le succès historique d’une mobilisation populaire pour du logement pour tout.e.x.s qui a débuté le 23 mars 2024, les propriétaires immobiliers genevois ont été sommés de rendre l’argent.

Genève |

Appel de ripostes urbaines à la manifestation du 23 mars

Appel du Collectif des associations d’habitant·es à la manifestation du 23 mars

Après le succès historique d’une mobilisation populaire pour du logement pour tout.e.x.s qui a débuté le 23 mars 2024, les propriétaires immobiliers genevois ont été sommés de rembourser à leurs locataires des années de loyers perçus à tort.

Lilo (prénom modifié) n’en revient pas. Alors qu’elle avait été amendée pour l’occupation d’un immeuble à la rue Royaume en 2023, elle voit aujourd’hui son combat reconnu avec l’annonce du futur remboursement des profits de la spéculation immobilières aux locataires abusés. Cette nouvelle historique qui a secoué le monde de l’immobilier local a déclenché un débat passionné sur les droits des locataires et les responsabilités des propriétaires, mais elle ouvre également la voie à une transformation majeure dans le paysage du logement.

Des milliards de francs suisses sont maintenant destinés à être réinjectés dans la construction de logements de qualité, en dehors du circuit de spéculation immobilière. Cette décision marque un tournant significatif dans la manière dont la population genevoise conçoit et va gérer l’habitat urbain, mettant l’accent sur la durabilité, l’accessibilité et la communauté.

Justice et réparations pour les locataires

Pour de nombreux locataires, cette décision représente une victoire longtemps attendue. Des années de lutte contre des augmentations de loyer injustifiées et des conditions de logement précaires ont enfin trouvé une forme de réparation. Les propriétaires qui ont illégitimement profité de la hausse des loyers voient maintenant les conséquences de leurs actions antisociales, avec des ordonnances de remboursement imposées par les tribunaux.

Cependant, cette décision va bien au-delà de la simple réparation financière. Elle envoie un message clair selon lequel les pratiques abusives dans le secteur de l’immobilier ne seront plus tolérées. Les locataires se voient attribuer un pouvoir accru pour défendre leurs droits et protéger leurs foyers contre l’exploitation et la spéculation immobilière.

Révolution locale, et globale

Cette décision marque un changement de paradigme dans la manière dont la population conçoit le logement. Plutôt que de le considérer comme une simple marchandise soumise aux lois du marché, le logement est désormais abordé comme un droit fondamental et une composante essentielle du bien-être social.

En investissant dans des logements de qualité, en dehors du circuit de spéculation immobilière, les Genevois ont décidé de construire un avenir où chacun a accès à un logement sûr et abordable. Cette approche favorise également la stabilité économique et sociale, renforçant les liens communautaires et réduisant les inégalités. Et les premiers succès de ce mouvement sont en train de faire tâche d’huile localement, le Canton de Vaud, ou la métropole lyonnaise, mais aussi globalement – Berlin, Bombay, Buenos Aires ou encore New York.

P.S.

CECI EST UNE BLAGUE. MAIS CELA POURRAIT DEVENIR LAALITÉ APRÈS LA MANIFESTATION POUR LE LOGEMENT QUI A LIEU SAMEDI 23 MARS À 16H, DÉPART POSTE DU MT-BLANC, GENÈVE.

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