Antifascisme - Antiracisme néonazisme

La néofasciste valaisanne derrière « Némésis Suisse »

Issue d’un groupuscule néonazi violent, Sarah Bottagisio est la fondatrice du collectif raciste « Némésis Suisse ».

Valais |

La néofasciste valaisanne Sarah Bottagisio est la fondatrice, présidente et porte-parole de la section suisse du collectif d’extrême-droite « Némésis ». Elle est également membre du groupuscule néonazi violent « Militants Suisses » (MS).

Sarah Bottagisio dans une photo postée sur Facebook en 2017.

De « Militants Suisses » à « Némésis Suisse »

Fondé en octobre 2020, MS avait essayé d’attirer l’attention avec des autocollants et de banderoles racistes.

Durant son activité, le groupe a manifesté contre la dissolution du mouvement néofasciste « Génération Identitaire » aux côtés des suprémacistes blancs de « Résistance Helvétique » et rendu hommage aux soldats de la Waffen-SS [1].

En début d’année, Sarah Bottagisio apparaissait dans une vidéo de la « section féministe » de MS, déjà une tentative d’importer le modèle de « Némésis » en Suisse.

Comparaison entre Sarah Bottagisio dans une vidéo postée par la « section féministe » de « Militants Suisses » (à gauche) et Sarah Bottagisio dans une vidéo postée sur son compte Instagram (à droite).
Le logo de la « section féministe » de « Militants Suisses ».

Les quatre militantes qui apparaissent dans la vidéo des premières actions publiques de « Némésis Suisse » sont d’ailleurs toutes des membres de MS et de sa « section féministe » :

  • La valaisanne Sarah Bottagisio
  • La valaisanne Léa Baeriswyl
  • La valaisanne Laurie Pitteloud
  • La fribourgo-valaisanne Manon Liaudat
Les militantes en question dans la vidéo des premières actions publiques de « Némésis Suisse ».
De gauche à droite : Sarah Bottagisio, Léa Baeriswyl, Laurie Pitteloud et Manon Liaudat.

Violences à une manifestation coronasceptique

En mars, Sarah Bottagisio a participé à une manifestation coronasceptique à Liestal durant laquelle des membres de MS ont agressé et menacé de mort des antifascistes et un journaliste [2].

Le canal Telegram néonazi « Ouest Casual » publiera quelques jours plus tard une photo de Sarah Bottagisio et d’autres membres de MS en train de piétiner une banderole contre l’antisémitisme volée aux antifascistes agressé.e.s à Liestal.

Sarah Bottagisio en mars avec « Militants Suisses » à la manifestation coronasceptique de Liestal.
Capture d’écran du canal Telegram de « Ouest Casual ».
Comparaison entre Sarah Bottagisio à Liestal (à gauche) et Sarah Bottagisio dans la photo publiée sur « Ouest Casual » (à droite).
Le genre de publications qu’on peut trouver sur « Ouest Casual ».

Liens avec le groupuscule néonazi « Junge Tat »

Une militante du groupuscule néonazi « Junge Tat » est membre de « Némésis Suisse ».

Fin 2020, Léa Baeriswyl et Laurie Pitteloud s’étaient déjà rendues en Suisse alémanique avec MS pour rencontrer des membres de « Junge Tat » et apparaître dans une vidéo de propagande [3].

La même militante avec « Némésis Suisse » (à gauche) et avec « Junge Tat » (à droite).

Les amis néonazis de Sarah Bottagisio

Sarah Bottagisio est amie avec le néonazi valaisan et co-fondateur de MS Simon Andenmatten. Sur Internet, ce dernier tente de propager son idéologie derrière le pseudonyme « El Famoso Loco ».

Sarah Bottagisio s’affiche publiquement avec Simon Andenmatten.
Simon Andenmatten utilise le pseudonyme « El Famoso Loco ».

Dans un live Instagram, Simon Andenmatten va par exemple reprendre le slogan antisémite « Qui ? » en déclarant : « Mais qui ? Qui tient Pfizer ? Qui ? Qui est à la tête des vaccins ? Qui ? Une communauté ! Qui ? ».

Il utilise également une adresse email (« elfamosofacho1488@gmail.com ») se terminant par 1488 : la combinaison du slogan suprémaciste blanc des « 14 words » et de 88 qui signifie « Heil Hitler ».

Quelques publications de Simon Andenmatten sous le pseudonyme « El Famoso Loco ».
L’adresse email en question.

Sarah Bottagisio s’affichait aussi publiquement avec ses amis néonazis sur son ancien compte Instagram. Dans une photo publiée en avril, l’un d’entre eux porte un pull avec une « Totenkopf », symbole de la Waffen-SS.

L’ancien compte Instagram de Sarah Bottagisio.
La publication Instagram en question.

Sarah Bottagisio peut toujours tenter de présenter son minuscule groupe de néonazies comme « apolitique », elle ne trompe personne.

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